Samedi 15 juillet 2006

Avant de commencer le recit de nos aventures on voulait juste faire un petit clin d'oeil a Noah, notre deuxieme petit neveu qui est ne le 11 juillet dernier... Il nous fallait une bonne raison pour se rejouir de rentrer et ben grace a lui c'est fait!

Quant a nos aventures, attention il va falloir suivre, parce que c'est un peu complique. Resumons rapidement:  le 29 juin nous arrivons a Saigon pour y rester jusqu'au mardi 11 chez Anna la petite russe que nous avions rencontre au Cambodge. Le 11 nous sommes partis en bus jusqu'a Mui Ne au bord de la mer, a 200km de Saigon. En partant, le ventre allait mieux, voire meme tres bien mais nous avions un debut de grippe. A Mui Ne, celle-ci s'est finalement carrement declaree, et ce fut rhume, fievre et toux (surtout pour Stephanie) pendant deux jours. Apres deux jours le rhume et la fievre ont disparu mais la toux a persiste. Impossible donc de partir en velo, tout effort declanchant chez Stephanie de grosses quintes de toux Mince alors, nous avons donc du rester quelques jours de plus pour bronzer et attendre que ca passe. Malheureusement les jours ont passes et la toux continue toujours. Trop c'est trop, on a decide de repartir a Saigon pour aller a l'hopital. Nous avons donc pris un bus ce matin a 1h30, et sommes arrives a Saigon 6h00. Il est maintenant 9h00, et le rendez-vous est a 14h00, au grand bonheur de vous tous qui allez pouvoir lire ce nouvel article que nous avons par consequent largement le temps de finir. Nous repartirons ce soir a 20h00 pour Mui Ne ou nous avons laisse toutes nos affaires, pour nous coucher vers 1h00, heure de notre arrivee. Pour la suite, ca sera en fonction de ce que le medecin nous dit, et en fonction de la vitesse de guerison de cette toux qui empeche Stephanie de faire tout effort sans cracher ses poumons tous les 20 metres. Voila, donc maintenant place a ce que l'on a fait ces derniers jours, tout d'abord les activites et visites a saigon du 29 au 11 juillet, puis la plage du 11 a maintenant.

Nous vous avons deja parle des musees et des bistrots, donc passons a l'incontournable d'une ville telle que celle-ci, le fameux tour en cyclo. 

Alors la, c'est la grande classe, imaginez vous dans un pousse-pousse metalique geant au milieu de la circulation infernale, avec une maman vietnamienne barbue qui vous commente dans un anglais semi-comprehensible (dont on ne comprend que la moitie ininterressante) les differents monuments que vous voyez passer a 6km/h. Vous avez a peu de chose pret ce que percoit un enfant de deux ans pousse par sa mere dans les differents rayons d'un supermarche. Donc vous imaginez bien que ce n'est pas ce qui est dit qui est important ("pas que tout ce que ma mere m'a dit quand j'etais dans mon pousse-pousse n'etait pas important" Arnaud), mais plutot ce que l'on voit, car a 6 km/h, vous avez tout le loisir de decouvrir le paysage qui s'offre a vous, sans vous fatiguer, et sans devoir faire attention ou vous mettez les pieds.

Autres experiences interressantes: les visites des temples. Oui parce qu'on avait deja fait les musees, donc on avait demande a nos mamans de nous emmener dans le rayon des temples qui se trouvait assez loin des caisses plutot au fond du supermarche (la ou c'est plus penible d'aller en marchant). Du coup, des temples on en a vu de toutes sortes: des chinois et des vietnamiens, des vieux et des tres vieux, des beaux et des moins beaux. Tous etaient surprenants par leurs couleurs, les statues, les inombrables ornements religieux mais surtout par les rituels qui s'y deroulent. Et oui, en voyant cela on ne peut que faire la comparaison avec ce que fut l'initiation de notre propre religion dans notre jeunesse et se souvenir de la messe tous les dimanche, assis sagement sur un banc de bois inconfortable, un livre de chant entre les mains qu'on ne savait jamais a quelle page ouvrir (ou que l'on parvenait a trouver qu'a la fin du chant). On se souvient de ces grandes batisses de pierres froides au plafond demesure ou l'echo eliminait toute chance de comprendre quoique ce fut du discours qui s'y tenait  et ou, de depit, on imitait le voisin qui lui meme imitait sa voisine qui, elle, devait venir la depuis 60 ans, et qui par consequent connaisait par coeur le minutage. Ici, dans ces temples c'est pas mieux, pas moins bien, mais juste tres different. Les temples sont tres colores, voire carrement kitch. La structure est le plus souvent en bois fonce avec plein de dragons sculptes, de petits lampions en papiers, de statues colorees et de bouts de papiers rouges recouverts d'ecritures en or. En entrant on prend 12 batons d'encens; ceux-ci seront repartis trois par trois devant les differentes divinites representees par des statues assises semblables au boudha. Ces divinites vous apportent  toutes quelque chose de different (on a pas tout compris si c'etait tous des boudha ou si c'etait des autres, l'explication dans les temples etant aussi faite par maman). Il y en a pour la fertilite, pour la fortune, pour la sante, et pour la chance. Parallelement, vous avez de petits osselets que vous lancez devant une imposante statue doree, ou encore un long tourbillon que l'on accroche au plafond apres l'avoir allume et qui doit vous proteger du malheur le temps qu'il soit entierement consume (ca peut prendre un mois si vous mettez le prix). A l'entree de l'un de ces temples, un cheval en bois grandeur nature doit vous apporter chance. Pour ceci rien de plus simple, il faut faire 7 fois le tour de ses jambes anterieures. Le meme cheval en miniature est destine aux enfants. Il y  a aussi des bougies que vous allumez: plus vous en allumez, plus vos chances de reussite seront elevees.

Voila donc une petite part de ce qui se fait dans ces lieux de cultes; chacun y vient quand il veut pour demander la protection de sa famille, un deuxieme enfant, ou encore la reussite pour son commerce, etc. Vous l'avez donc compris la vie quotidienne de tout le monde est intimement liee aux rites religieux. Tout ceci est donc bien surprenant, et autant vous dire qu'etant habitue a prier en silence, on se sent un peu ridicule a souhaiter a haute voix la fortune et le bonheur a tous les membres de sa famille, des batons d'encens dans les mains, les yeux mouilles par la fumee, tout en faisant des mouvements repetes du haut du corps d'avant en arriere, devant une grosse statue doree super kitchos avec un enorme sourire entouree de fleurs et de draperies...

Parmi les visites marrantes depuis Saigon, il y a eu aussi le tour dans le Delta du Mekong avec Anna. Le Mekong apres plusieurs milliers de kilometres se jete dans la mer pas tres loin de Saigon, et la visite de ce site fait partie des trucs touristiques a faire quand on est dans la region, surtout que par chez nous des deltas il y en a pas tant. Comme c'est une attraction "touristique", nous avons teste le "tour organise". Prendre le billet n'etait pas vraiment complique, chaque hotel et guesthouse proposait un tour de leur cru (qui n'etait rien d'autre que le meme tour que le voisin, deguise en tour special pour nous) Ce qui fut plus dur, c'etait de faire toutes les agences de voyage, les stations de bus et eplucher les sites internet pour voir s'il n'etait pas possible de faire la meme chose mais differemment, donc pas comme tout le monde quoi (inutile de dire qui en avait l'idee fixe). Bref, apres s'etre apercu qu'il n'etait pas possible de faire le tour par soi-meme sans debourser l'equivalent de 15 jours de budget de voyage, nous avons pris le tour "special pour nous" propose par la premiere guesthouse rencontree. Comme Anna avait conge ce jour la, c'etait samedi, on etait trois parmi les trentes autres personnes a se rendre au Delta pour le tour "special pour nous". Ah oui, petite precision, les tours organises, c'est super minute et il y a un GO qui se charge de tout, meme de trouver un endroit pour faire pipi. Le notre de GO, il etait tout petit, et il faisait plein de blagues. Il nous a dit, par exemple, que dans la vie quotidienne des paysans vietnamiens, l'homme s'occupe de retourner la terre tandis que la femme elle s'occupe des enfants, fait a manger, rammasse le riz, fait les transplantations des semis, porte les bidons d'eau, s'occupe du commerce et va au marche, s'occupe du mari, etc. laissant donc plein de temps a ce dernier pour boire des biere avec ses potes. Et bien figurez-vous que c'etait pas une blague, c'est vraiment ce qui se passe. Nous avons vu plein d'hommes a table dans les bistrots a regarder le catch a la tele, et presque que des femmes dans les champs et dans les marches (en fait en y reflechissant, c'etait deja comme ca au Camboge).

Ce jour la on a eu donc l'occasion de faire du bus (ca permet de dormir un peu) et de prendre trois sortes de bateaux: le grand ou on se met les trente, les deux plus petits ou il faut separer le groupe en deux, et les petites pirogues a quatre pour aller sur les petits bras du fleuve. Trop chouette!

Sinon on a encore vu la fabrication de caramels a base de noix de coco (avec degustation bien sur, et posibilite d'achat en sortant... bien sur), et l'incontournable de la visite, porter un python sur ses epaules. Oui parce que des pythons il y en a plein dans cette region. Pourquoi? et bien parce que les rats font de tels ravages dans les champs de riz, que la seule solution qu'ils aient trouve, c'est de faire l'elevage des serpents. Deuxiemement, le pithon etant, comme tout le monde le sait, un aphrodisiaque puissant, il en font commerce avec les chinois qui en sont tres friands.

Une bonne journee tres interessante en tout point en tant que vrai touriste, parmis les habitues des tours organises. Pour 7$ tout compris, on avait pas trop d'attentes, et la on s'est bien marre, meme qu'a la fin on a eu droit a une averse impressionnante du type fin du monde, que du bonheur quoi.

 Deuxieme sortie de Saigon...

C'etait marque dans le lonely planet qu'il y avait des petits singes dans un parc a qui ont pouvait donner a manger... bon comme ca ouais bof, mais quand a ca vous ajoutez des petits yeux mouilles et un petit "sil te plaiiiiiiiit" plaintif venant d'une petite dame qui vous tend le livre en question, ca ne refuse pas. La veille on arrange donc le tranport (en mobilette, chacun son chauffeur s'il vous plait), et le matin a 8h40 tapante nous voici sur la route pour le parc se trouvant a 60 km de Saigon. Apres 15 km de ville, un ferry et 45 km sur une route en renovation en pleine campagne, puis au milieu des mangroves, nous arrivons a l'entree du parc construit en 1975 par les americains et qui depuis n'a fait que se deteriorer, faute de maintenance. Il y a donc des serpents dans des cages rouillees, des crocodiles dans ce qui etait autrefois un enclos ferme, mais qui s'ouvre desormais sur la foret de mangrove toute entiere (en gros on s'approche pas trop de l'eau), et bien sur il y a des singes, tout plein de singes en liberte. Ceux-ci ont depuis longtemps ete habitue a la presence de l'homme, a tel point que tres vite on ne sait plus bien si c'est nous qui sommes la pour les voir ou eux pour nous regarder... En tout cas pour les attirer, dans un petit stand de bois au bord du chemin qui s'enfonce dans la foret, deux gardes vendent des sachets de fruits a leur donner. On fait comme tout le monde, on en achete un et les singes ont tres vite fait de nous reperer. Comme on s'eloigne un peu, un garde nous suit une matraque a la main... mais qu'est ce qu'il veux celui-la? Et bien on a vite compris! Sitot qu'on s'est eloigne de plus de 1m50 de lui, un petit singe a saute sur Stephanie et lui a arrache le sachet qu'elle tenait dans sa main. Bon, apres quelques rires (parce que ce qui est marrant dans cette histoire de singe, c'est ce qui arrive aux autres), Arnaud reprend un sachet de fruits, et on se dit qui si on s'eloigne un peu de l'atroupement de touristes et de singes, on aura moins de risque et surtout on pourra distribuer les fruits dans le creux de la main a quelques petits singes plus calmes. Tu parles, a peine on avait fait dix metres qu'Arnaud s'est retrouve avec un gros singe qui lui pendait au bout du bras en essayant de lui chipper le petit sachet de fruit qu'il tenait dans sa grande main. Apres s'en etre debarasse en secouant le bras,  on a continue un peu plus, mais cette fois en cachant le paquet dan le dos. Apres plusieurs assauts, on a quand meme reussi a distribuer quelques petits fruits au creux de la main, puis le reste on leur a lance, parce que ca commencait a etre un peu chaud. Ils n'ont pas decolle avant que le plastique soit entre leur mains, puis d'un coup, nous sommes redevenus completement ininteressants.

Sinon, du cote des touristes, le spectacle en valait la peine. A part les inombrables sachets de fruits perdus, il y a eu aussi les chapeaux voles sur la tete des enfants, et de ceux qui s'approchaient trop des branches basses des arbres. Donc pour recuper les chapeaux (qui soit dit en passant allaient tres bien aux singes qui s'amusaient a se les mettre sur la tete) il y a deux manieres: premierement le troc "tu me donnes le chapeau je te donne des sachets de fruits", et deuxiemement, lorsque la permiere solution ne marche pas parce que le singe a deja trop mange, il y a le lance-pierre. Apres avoir recu trois cailloux dans le cul, le singe lance le chapeau en direction du garde et disparait dans les arbres.

Autre attraction que nous n'avons pas fait, c'etait le tour en bateau rapide sur les cannaux qui serpentent dans la foret de mangrove. Petite anecdote de comment se passe le "deux poids deux mesures" ici au Vietnam (attention ceci s'applique a TOUT ce que les touristes achetent). On vient se rensigner sur le prix, une dame nous dit que c'est 250'000 VND pour un bateau. A ca, voyant la file d'attente je demande si c'est possible de nous joindre aux personnes qui attendaient (que des Vietnamien). A ceci la dame me repond tout naturellement que pour eux c'est 100'000VND par bateau et qu'on ne melange pas les vietnamiens avec les etrangers... euhhh Bon ben comme on est que deux etrangers ici, je crois qu'on va pas payer plein pot pour une demie heure a deux dans un bateau qui peux acceuillir 10 personnes. C'est pas grave de toute facon c'etait les singes qu'on etait venu voir et en plus le bateau il faisait beaucoup de bruit.

Donc ca s'etait dimanche, et le Delta du Mekong c'etait samedi. Dimanche soir il y a eu la finale de foot, qu'on a vite oublie de voir dans un bar lorsqu'un cretin s'est ecrie du fond de la salle "va fancoulo italia", et quelques idiots de repondre un truc comme "ouaiiiiiis". Bon d'accord, on se casse et on va le voir a la maison, en plus a la maison il y avait de la glace OREO au congelo... trop cool. Lundi on s'est repose de la soiree de foot, et mardi on est parti en bus pour la plage abandonne... coquillages et crustaces...

Pour se remettre de notre sejour fatiguant au coeur de Saigon, on a decide de se mettre dans un bus avec les velos a destination de Mui Ne, une station balneaire avec des kilometres de plages de sable blanc bordees de palmiers et de chaises longues. A la base on pensait y aller comme des vrais sportifs de l'extreme en velo mais bon fallait sortir de Saigon dans la folle circulation et puis ca demandait des efforts et on sentait qu'on etait pas encore tout a fait pret pour ca (en plus on etait malade). Ah et zut hein on est pas oblige de se justifier non plus, on avait jamais dit qu'on ferait tout tout tout en velo alors bon... la cote vietnamienne est bien assez longue pour se permettre 200 km de bus.

Nous sommes donc arrives mardi 11 en fin de matinee a Mui Ne, sous le soleil qu'on avait d'ailleurs pas beaucoup vu a Saigon. Pour l'hotel, c'etait pas complique il nous suffisait de nous rendre au Seaside Resort ou on avait recu un bon pour une nuit par le medecin qui nous avait soigne en ville (voire episode precedent). On s'est donc rendu directement la-bas en se disant qu'on pourrait peut-etre y rester tout le temps de notre sejour s'il y avait des chambres dans nos moyens. Bon autant le dire tout de suite, on a tres vite compris que non ca serait pas dans nos moyens. A peine pose le pied par terre, un garde est venu nous acceuillir  et nous a accompagne a la reception (en Europe on arriverait en velo dans un hotel classe on nous regarderait de travers mais la non ca parait tout a fait normal). Faut dire que l'escorte etait necessaire,  il y avait au moins 10 metres a parcourir sur des paves, ca aurait pu etre dangereux. Une fois qu'on a eu montre nos bons et qu'une chambre nous ait ete attribuee on s'est risque a demande le prix et la receptionniste nous repond: 50. Dans ma tete je me suis demande si c'etait 50 dongs. Non ca, ca fait moins d'un centime c'est pas possible. Ah, je sais, c'est peut-etre 50'000 dongs; ils font souvent des abreviations de ce genre. Non plus, parce que 50'000 dongs ca vaut 4 francs suisses. Bon ok c'est 50 dollars... hors de prix pour nous meme si c'est vraiment pas cher pour ce que c'est. On serait a la fin de notre voyage on se paierait cette folie pour une semaine les yeux fermes mais la on y est pas encore donc non. Pour pas perdre la face devant la receptionniste on a fait comme si c'etait tout a fait le genre de prix auquel on etait habitue et les deux on a pense exactement la meme chose sur le chemin qui nous menait a la chambre:   il etait 14h00 au moment ou on arrivait au Resort, on en sortirait pas une seule seconde jusqu'au lendemain 12h00, heure du check-out. On allait en profiter de la vie de pacha!

Mais a ce moment, on n'avait pas encore vu la chambre et quand ce fut fait cela n'a fait que confirmer notre idee. Une grande chambre super bien meublee avec un lit tout moelleux, une grande television avec lecteur DVD (pour voir un film il suffit d'aller a la reception), un petit frigo rempli de bonnes choses, la climatisation etc. Jusque la bon ca va, c'est cool mais rien de renversant (enfin pour nous si quand meme un peu). Apres il faut encore voir la salle-de-bain: super spacieuse et tout en marbre noir et lumiere d'ambiance avec plein de trucs qui font vraiment classe comme les petites bouteilles de gel douche en porcelaine, les savons en forme de coquillage, un necessaire de couture, un peigne et tout et tout au nom de l'hotel. Comme dans Pretty Woman. Mais voui. Et c'est pas tout, le must du must c'est la baie vitree qui donne sur notre petite terrace privee avec fauteuils en rotin a exactement deux pas (et des pas genre plutot taille Stephanie qu'Arnaud) de la piscine. Allez on arrete de parler on vous montre un echantillon.

C'est pas la belle vie ca? Bref du coup le programme de l'apres-midi n'a pas ete difficile: barbotage, bronzage, lecturage. Vers quatre heure on a quand meme pousse jusqu'au resto du resort, au bord de la mer, se prendre des quatre heures a la hauteur de l'endroit: crepes et chocolat chaud. Bon pour le reste de la journee on vous passe les details, ca risque d'etre ennuyeux a raconter parce qu'on a recommence barbotage, etc. jusqu'au souper. Bref y a pire endroit pour apprendre par mail qu'on est habite par des parasites... et oui Stephanie aussi va se taper 21 jours de medicaments pour tuer les squatteurs microscopiques. Merci encore le Cambodge...

Le lendemain il a donc fallu quitter ce coin de paradis mais non sans avoir profite jusqu'au bout de tous ses avantages. Apres le petit-dej gargantuesque avec tartines, corn-flakes, muesli au fruits frais, boissons chaudes, jus de fruits, crepes et plateau de fruits (compris dans le prix de la chambre) Arnaud a ete encore piquer une petite tete dans la jolie piscine. Malheureusement, Stephanie a du se contenter du fauteuil, la fievre apparue la veille s'etant a nouveau manifestee... La fameuse loi du Yin dans le Yang, dixit Seb et Caro (je veux pas avoir d'ennui avec les droits d'auteurs... ;-)  Et a 12h01, on rendait les clefs avec une petite larme a l'oeil (on sait jamais des fois qu'ils auraient eu pitie de nous et qu'ils nous auraient offert encore une nuit) et on se mettait en route pour notre nouvelle demeure, quelques metres plus loin. C'est dur hein parce que maintenant on doit se contenter d'un joli bungalow avec un grand lit moins moelleux, d'un simple ventilateur et d'une salle de bain en vulgaire carrelage. On a plus la piscine et maintenant on doit marcher 20 metres pour aller sur la plage rejoindre les chaises longues mises a disposition par l'hotel et la mer elle est pas bien lisse sans vague comme la piscine. Le pire c'est que sur notre terrace toujours privee il n'y a pas de fauteuil en rotin mais des sortes de chaise longues juste confortables c'est tout. Et le matin au petit-dej il y a les tartines mais si on veut des crepes en plus on doit payer c'est pas compris dans le prix. C'est dur, on attend vos dons pour retourner dans l'autre hotel parce que la qu'est-ce qu'on est malheureux. Voyez-vous meme le taudis

C'est une entreprise familliale, et la fille de la proprietaire est tres sympa et elle parle tres bien francais ("ici, c'est comme a la maison"). Et oui, meme mieux qu'a la maison parce que le jour de notre arrivee elle a pris pitie de la toux de Stephanie et a fait amener du the au gingembre au bungalow. Elle prend tellement bien soin de nous qu'on doit aller boire des orangina en cachette dans un autre cafe pour pas qu'elle voie que Stephanie met des glacons dans son verre ("c'est pas bien du tout quand on tousse madame stephanie"). On a aussi voulu commander un the au miel et au lait une fois mais on a pas eu le droit. Le serveuse est revenue en nous disant non. On a cru d'abord que c'etait "non, desole on n'a pas de miel" et on commencait deja a lui montrer sur la carte les pancakes au miel pour lui montrer qu'il devait bien y en avoir. Mais a grand renfort de signe elle nous a fait comprendre que "non, vous n'aurez pas de the avec du miel et du lait parce que ca donne mal au ventre. Donc oui on en a mais non vous n'en aurez pas. Point" Premier rembarrage suivi du deuxieme deux minutes plus tard par la gentille dame qui parle francais qui arrive vers nous en demandant si c'est nous qui avons ose faire une pareille commande. Bref les the au miel et au lait on doit aussi aller les prendre ailleurs et en cachette en verifiant par deux fois qu'on est pas suivi.

Voila du coup on aura passe une semaine ici a se refaire une sante en lisant (comme dirait Arnaud, qui a la base ne voulait pas emporter de livre, on serait mort de pas lire ici), en marchant pieds nus sur la plage, en bronzant, en buvant des fruit shakes, en perdant son short de bain apres etre passe sous une grosse vague lors d'une sceance body-board (qui a vu les bronzes, et bien c'etait pas loin d'etre ca, j'ai juste eut le temps de le rattraper avant qu'il aille s'echoue sur la plage), et en faisant du shopping (pour un nouveau maillot bien sur!). Dimanche on a quand meme fait une ballade de 80 km sur une route cotiere magnifique pour aller voir les dunes et les canyons qui font la fierte de la region...

... histoire de s'entrainer un peu (et de voir si la toux supportait le coup) avant de partir mardi (enfin ca c'etait le plan initial qui a change depuis mais n'allons pas trop vite). Ben oui, la on sent qu'il faut quand meme qu'on se remette un peu en route parce qu'il y a quand meme environ 1500 km a faire pour rejoindre Hanoi. Et comme la route est sur la cote on va devoir de temps en temps se baigner pour pas oublier comment on nage donc on va pas aller bien vite. La on a pris une extention de visa pour un mois supplementaire (la ca fait quand meme plus de deux semaines qu'on est arrive au Vietnam et qu'on glandouille comme des vrais vacanciers) et si besoin est on reprendra un mois de plus. C'est le genre de preoccupation qu'on a en ce moment. Dur. Et puis c'est aussi le moment de partir parce que Stephanie commence serieusement a se faire du souci pour la sante mentale d'Arnaud qui commence a souffrir gravement du manque d'inactivite. En effet, son cerveau ne cesse de tourner en rond depuis quelques jours autour d'une obsession: les moustiques. Ce sont ses nouveaux ennemis et il se fait un devoir de faire echouer tous les complots qu'ils inventent (!) pour le cribler de piqures, c'est son nouveau combat, la on ca y est il est entre en mode guerre. Alors avant, on avait la moustiquaire, le produit anti-moustique a mettre sur la peau, celui a mettre sur les habits, le diffuseur electrique et les spirales a la citronelle que l'on fait bruler dehors. Mais maintenant Arnaud est content parce qu'il a une nouvelle arme de destruction massive, le "produit" non que dis-je LE produit, celui qui ne se contente pas de chasser les moustiques dans un coin recule de la piece mais qui les tue dans d'atroces souffrances (enfin ca c'est ce qu'on espere, ca serait un juste retour des choses). Depuis cette trouvaille, il n'est pas rare d'entrer dans la chambre et de le surprendre a vaporiser le produit en rigolant tres fort tout en parlant a son coepquipier militaire imaginaire dans sa radio (le couvercle du produit) quant a la localisation des ennemis (a 11 heures par exemple). La je me suis encore contentee d'un vague haussement de sourcil, il m'avait habitue a ce genre de scenes extremement violentes depuis qu'il a vu Band of Brother. Mais la ca depasse les bornes des limites. Le nouveau produit (la premiere bouteille n'a pas fait bien longtemps) degage une odeur insupportable mais genre que se c'est pas les moustiques qui meurent c'est les humains ("hoooo l'autre la,ca sent UN PEU, mais madame a le nez sensible"). Et normalement il faut faire un pshit de quelques secondes et quitter la piece 20 minutes tandis qu'Arnaud vide la bombonne de moitie en une fois a tel point qu'on ose plus rentrer dans la piece pendant trois jours a moins d'ouvrir toutes les fenetres et la porte pendant trois heures. Et allez lui expliquer au grand dadet que pendant ce temps et bien les moustiques il re rentrent... ("elle comprend rien aux strategies militaires") Bref, c'est quand meme l'autre nuit que j'ai dit stop cette fois on fait quelque chose, on s'en va. Imaginez, je me reveille en pleine nuit par le bruit du pshit et je decouvre avec effroi Arnaud debout sur le lit avec sa bonbonne entrain de vaporiser le lit (qui je le rappelle est sous une moustiquaire) tout en murmurant des choses incomprehensibles sur une tentative d'intrusion d'une esquade de moustiques equipes apparemment pour dechirer la moustiquaire. La c'est bon c'est decide on part mardi.

Bon ca c'etait le programme jusqu'a lundi soir mais comme quelques quintes de toux sont reapparues en fin de journee chez Stephanie on a donc decide de prendre la bus pour aller a Saigon voir le medecin avant de se remettre en route en velo et de trop s'eloigner d'un centre medical. Suite au prochain article qui nous l'esperons parlera de la route et des differentes etapes parcourues. 

 

par Bof et Baf publié dans : Au Vietnam
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mardi 4 juillet 2006

Good bye Cambodia and good morning Vietnam, nous voici a Saigon depuis le 29 juin a midi !!!

Lors de la redaction du dernier article, nous etions a Kampot au Cambodge pas tres loin de la mer. Depuis nous avons parcouru du chemin, en kilometres on sait pas exactement mais en jours ca fait 6 et pas toujours des plus agreables parce que sur les quatre derniers Arnaud a ete re-malade (voir article precedent). En consequence, on a du ravaler notre fierte et prendre le bus juste apres la frontiere Cambodge/Vietnam pour les 70 derniers kilometres qui nous separaient de Saigon, les quelques km qui auraient pu nous ammener au-dessus de la barre des 2000km parcourus... du coup nous devons ma foi nous contenter d'un modeste 1980 pour le moment, ce qui n'est pas si mal nos mollets peuvent en temoigner. Nous ne parlerons pas trop de la route pendant ces 6 jours, c'etait joli et rural, les routes tantot bonnes tantot degeulasses, pareil pour la bouffe (sauf que la c'etait plus souvent degeulasse que bon)... et pour les nuits (la c'etait au contraire plutot bien parce qu'on s'est paye parfois le luxe de la clim' avec un malade a bord ca se justifiait).  

Bref, tout ca pour dire que nous sommes donc maintenant dans cette grande ville de Ho Chi Minh City,  plus precisement a Saigon nom qui sert aujourd'hui a designer le centre de la ville et ou nous allons rester quelques temps. La ville est tres agreable, les gens sont tres souriants et fort sympatiques, il y a aussi des blancs comme nous (enfin pas tout a fait, parce que Stephanie ne fait plus partie  de cette categorie depuis le haut des cuisses jusqu'aux orteils, et depuis le buste jusqu'au bout des ongles)! Eh oui ca peut paraitre bizzare de dire ca mais je vous assure que ca fait quelques chose quand on en voit pas (ou juste de temps en temps) pendant des semaines et que tout d'un coup on se retrouve dans le quartier le plus touristique de la ville. Alors que d'habitude on se dit que c'est l'endroit a eviter parce qu'on veut vivre comme les locaux (comme si c'etait possible...) et pas faire comme tout le monde, la on se sent comme un poisson dans l'eau, tout d'un coup la vie est beaucoup plus simple. Effectivement, on retrouve avec un plaisir evident, apres un mois de total depaysement culinaire parfois un peu douloureux, quelques reperes alimentaires bien agreables (passez un mois au Cambodge et vous comprendrez toute la saveur que l'on peut trouver a un hamburger et a des frites noyees dans le ketchup)  Et la au moins c'est pas un casse-tete pour trouver un resto il suffit de descendre dans la rue et de choisir parmi les millards qui existent. Mais le sujet bouffe sera developpe dans un prochain article qui lui sera entierement consacre puisque une proposition de ce genre nous  a ete adressee par une personne particulierement sadique car de coup nous sommes obliges de gouter un peu a tout, et des fois les trucs louches a l'oeil sont malheureusement egalement louches au gout. Mais quand meme la nourriture vietnamienne semble carrement bien meilleure que la cambodgienne donc ca va.

En arrivant a Saigon, la premiere visite a ete celle d'un hopital parce que faut pas deconner, deux semaines la "courante", comme disait mon papi, ca suffit! En resume, l'hopital etait classe, le doc francais, les tarifs suisses... et oui c'est le principe de solidarite, ceux qui ont de l'argent (et surtout qui sont assures) payent pour les vietnamiens qui n'auraient jamais les moyens de se faire soigner dans ce type d'endroit. Donc nous faisons d'une pierre deux coups, et on ressort avec l'impression d'avoir fait une bonne action (toujours ce fameux besoin du touriste de se dire qu'il agit bien). Pour le verdict medical: parasites au nom etrange que l'on tue a coup de medics et en consequence interdiction de boire de l'alcool pendant cinq jours. Tres dommage parce que le 1er juillet on se trouvait dans un bar tres sympa a regarder le match Portugal-Angleterre et on aurait bien bu un verre (ou plusieurs) a la sante du Portugal. Et ensuite on se serait volontiers saoule pour oublier la victoire de la France, mais remarquez que nous d'ici on va pas subir leurs fanafaronnades donc c'est pas trop grave... :-)  

Sinon depuis qu'on est soulage vu qu'on sait qu' Arnaud ne va pas mourir dans d'atroces souffrances (les garcons de la famille Maitre, deux en particulier, aiment beaucoup donner un cote dramatique a leurs petits maux, ne leur gachons pas ce plaisir) on se promene beaucoup et on profite d'avoir un endroit "comme a la maison". Parce qu'apres deux nuits passees dans la rue bien touristique on en a finalement eu un peu marre (de payer trois fois plus cher le coca par exemple) et surtout on a eu l'occasion de squatter chez Anna, la russo-americo-barjo-juive qui l'on avait rencontre a Rabbit Island. Du coup on est dans un joli appart' pas loin du centre avec tout ce qu'il faut: une colocataire et hote super sympa, une chambre a nous, un salon avec une grande tele que dedans on peut meme mettre des DVD, une cuisine, un frigo et une douche chaude. Et attention dernier detail qui fait vraiment "comme a la maison": un petit chat tres mignon a qui on peut faire des calins et qui attend impatiemment tous les jours notre retour. Apres deux mois passes a l'hotel, on apprecie a sa juste valeur le fait d'avoir son chez soi, de pouvoir prendre le petit dej' sans devoir sortir, de lire dans un canape comfortable, etc.  Bref, c'est le pied, on est heureux. Et en plus l'autre soir on a fait un souper crepe avec de la vraie sauce chocolat americaine et de l'authentique beurre breton, la classe! En gros, ce qui nous paraissait normal il y a quelques temps nous parait completement exceptionnel aujourd'hui. On vous passe la minute philosophique comme quoi tout est relatif et blablabla...

Mais pas de panique, il nous arrive quand meme de sortir pour aller visiter et nos premieres impressions sur la ville sont vraiment positives. C'est une ville tres agreable si ce n'est la circulation dense et bruyante. Sinon, l'architecture est plutot sympa (un doux melange d'on ne sait pas trop quoi mais avec un peu de francais quand meme)

il y a plein de cafe et de terraces remplies de vietnamiens qui lisent le journal ou discutent, les gens sont super sympas, il y a un milliard de possibilite pour sortir, etc. (la on remarque quand meme qu'on est plus a l'aise pour raconter des conneries que pour decrire les villes mais on vous promet c'est vraiment chouette ici). On a fait quelques visites culturelles comme le Palais de la Reunification mais de nouveau en Asie ils sont vraiment pas forts pour mettre en valeur leur histoire. On a pris une visite guidee et ben on est pas decu hein on a vu les telephones originaux comme ils etaient dans les annees 70', la climatisation et l'ascenceur d'origine (qui fonctionnent encore ca ils en reviennent pas, imaginez apres 30 ans), un escalier detruit puis reconstruit comme avant mais qu'on peut pas utiliser parce que c'est symbolique et encore plein de choses interressantes comme ca. On a fait aussi la musee de la guerre (avant ca s'appelait le Musee des crimes de guerre commis par les americains et les chinois mais ca repoussait trop les touristes des deux pays mentionnes...). Celui la etait pas mal mais on aurait prefere un peu plus d'explications sur le pourquoi du comment de la guerre parce que bon on avoue on a des lacunes. On a eu droit par contre a des photos atroces et a des explications sur la meilleure maniere de torturer les gens qui sont dans l'autre camp. On avait deja vu quelque chose de pas tres sympa comme ca a Phnom Penh mais la ca depasse le pire qu'on ait jamais vu et on pense pas qu'on puisse trouver pire dans le genre dans un autre musee. On va pas vous raconter en detail mais disons qu'il faut avoir le coeur bien accroche. Stephanie a du quand meme sortir prendre l'air (definitivement) alors qu'elle commencait a voir la piece tourner autour d'elle apres avoir lu et vu en detail la quatrieme technique de torture et d'humiliation... Bref nous evoluons depuis quelques temps dans des pays autrefois devaste par les americains. Pour ceux qui n'ont rien d'autre a faire au boulot, nous vous proposons un petit sujet d'etude fort interssant sur le gaz Orange. Monsanto ca vous dit quelque chose: le mais transgenique, et l'aspartame qu'il y a dans le coca-light par exemple...

On fait quand meme aussi des trucs plus rigolos comme aller boire des verres (depuis demain on peut recommencer a se faire des vrais aperos) avec Anna et d'autres personnes qui bossent avec elle dans l'ecole ou elle donne des cours d'anglais, arpenter les rues et les marches de toutes sortes, et demain on va meme se faire un petit tour du quartier de Chinatown dans des vrais cyclos pousses par des velos et non par des scooters. En parlant  de scooter, on s'est vite apercu qu'on s'etait finalement bien fait aux moeurs cambodgiennes... En effet, le premier jour, on a voulu prendre un moto-taxi et apres avoir negocie le prix on a voulu se mettre les deux sur le meme scooter, pratique completement banale dans le pays que l'on a quitte il y a quelques jours. On a ete bien surpris quand le chauffeur avec qui on a negocie a appele un de ses collegues pour qu'on puisse chacun se mettre sur un scooter, ici plus que deux c'est interdit par la loi. Mais a vrai dire on se sent pas plus en securite parce qu'ici la circulation est infernale, qu'il n'y a pas beaucoup de regles de conduite et qu'ils conduisent comme dans un rallye ("ah t'aime pas toi? moi je trouve ca marrant, surtout quand on roule sur le trotoir pour depasser toute la file qui attend au feu rouge", Arnaud)...

Voila donc comme on s'eclate on sait pas trop quand on va repartir. On a pour l'instant un emploi du temps tres charge, ce weekend on va visite le Delta du mekonge, et il y a aussi le foot... donc on part pas avant le 9, allez c'est decide on part le 10... enfin, on verra.

par Bof & Baf publié dans : Au Vietnam
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Vendredi 30 juin 2006

Avant d'ecrire un article pour vous donner des nouvelles de ces derniers jours et de notre arrivee au Vietnam, on va d'abord finir par un dernier article sur le Cambodge, parce qu'il y a deux trois choses insolites qu'il faut encore qu'on vous racontre absolument. Oui parce que des trucs barges on en a vu plein, et les plus marrants sont dans la categorie des vehicules en tout genre. Vous vous rappelez sans doute quand on vous disait que les gens nous trouvaient tres rigolos avec nos velos venus de l'espace et nos tetes de champignons, et bien nous avons nous aussi eu l'occasion de bien rire.

Pour commencer, il faut bien avouer qu'effectivement les casques de velo donnent une allure parfois ridicule...

Mais quand, par exemple, un beau matin vous croisez quatre adultes en pijama mikey sur un scooter, c'est aussi tres rigolo.

Dans la famille des transports qui roulent je demande le velo; donc le velo il n'y en a qu'une seule taille, la grande, et pour tout le monde...

C'est un vehicule pouvant transporter jusqu'a trois personnes (souvent des enfants allant a l'ecole), et ce n'est pas toujours le plus grand et le plus costaud qui pedale. Nous avons vu une fois un gamin de dix ans sur un velo trop grand pour lui pedaler pour sa mere qui se trouvait, en amazone, sur le porte-bagage, le derriere sur un petit coussin... Sinon a part les personnes, les gens transportent tout et n'importe quoi sur leur velo, pourvu que ce soit bien ficele. Il y a quelques jours nous avons croise des chargements enormes de paniers en osier (2 metres de large et 2 metres de haut), on voyait presque pas le gars qui etait litteralement avale par son chargement (malheureusement pas de photos). Vous avez aussi le velo a remorque pour 1 ou deux personnes, 8 batteries de voitures, 5 gros bidons d'huiles ou ... un chargement d'oeufs frais

Vous avez aussi le model citadin avec le passager devant, son sobriquet c'est cyclo. Il peut transporter une, deux, trois, etc. personnes superposees, des planches de 6 metres de long ou encore un gros quartier de porc (malheureusement pas de photos de ce grand moment... on a pas ete assez rapide)

Toujours dans la famille des transports qui roulent je demande la mobilette. Chose surprenante au Cambodge, c'est la place qu'occupe la mobilette dans la vie des gens: c'est en effet , la meilleure amie de l'homme par excellence. Ainsi, cet engin peu acceuillir jusqu'a 5 personnes adultes (si si, essayez chez vous ca peut marcher), mais la plupart du temps le chiffre ne depasse pas 4. Ce nombre peu etre facilement double, notamment quand on y met des enfants. Vu la capcite de cet engin en terme du nombre d'occupants, cela en fait donc LE vehicule famillial par excellence. Il n'est donc pas surprenant d'y voir dessus deux parents avec leurs 3 ou 4 gamins. Comment font ils? Temoignage... l'autre jour sur la route, nous depasse a vive allure une mobilette bien chargee dont nous avons juste eu le temps d'analyser la configuration des occupants. Deux enfants devant le conducteur, un assis sur 3.4cm carre de siege, l'autre debout avec les main sur le guidon, la mere derriere le pere avec dans ses bras un nourrisson a qui elle donnait le biberon l'air de rien, le tout sans casque et lance a pres de 80km/h... normal (la pareil, pas de photo, c'etait un peu rapide). Sinon on a vu une fois aussi quatre adultes sur une mobilette, mais une des quatre devait etre un peu plus grosse que la moyenne, parce que la derniere personne, celle qui nous a dit coucou, etait assise en amazone avec seulement une fesse sur le siege (et elle s'accrochait comme elle pouvait aux barres sur le cote pour pas choper l'exema du goudron). Dernier exemple, tout a fait exceptionnel cette fois, c'est la configuration familiale a huit: papa et maman entoures de 4 enfants et finalement la mamie derriere qui s'accroche comme elle peut (c'est du vecu on vous le jure).

Et lorsque la mobilette seule ne suffit pas, on rajoute une remorque, mais attention, pas n'importe quelle remorque... voici un exemple de transport public tres rependu forme d'une mobilette (en fait ici c'est une moto de meme puissance) et d'une remorque de camion.

.

 Mais les mobilettes ne servent pas seulement au transport de personnes, elles sont utiles egalement au transport de marchandises, et la, la liste des possibilites est infinie. Parmi quelques exemples choisis il y a le transport d'herbe fraichement coupee. Dans cette configuration, le chauffeur a tellement d'herbe derriere lui (une botte enorme plus haute que lui et bien plus large que le guidon) qu'il se trouve eclate contre le guidon, et pour ne pas gaspiller d'espace, il a encore sur les genoux une petite botte, et encore une derriere et devant les jambes, mais avec une petite remorque, on peu battre des records

Et ce n'est pas fini... Dans ce pays, on mange beaucoup de porc, on en eleve aussi beaucoup et forcement, arrive un moment ou il faut les transporter. Il existe donc trois manieres de le faire: premierement on le ficele vivant a l'envers dans un brancard de bois sur l'arriere d'un scooter. Ce type de transport est exclusivement reserve a madame la truie (ici il y en a carrement deux).

Deuxiemement, vous avez les porcs en barquette, soit une dizaines de porcinets dans une petite cage en osier attachee a l'arriere du scooter (malheureusement pas de photos). C'est trop drole parce qu'ils ont leur petit groin qui depasse de partout. Et finalement il y a le porc remorque, le porc, le vrai, celui qu'on invite chez madame pour le the un apres-midi ensoleille... (la il est creve, il a bosse tout l'apres-midi)

Voila sinon dans cette categorie moto, il y a les fameux tuk-tuk. Certains ressemblent a de petites carrioles, bien peintes et tres comfortables tirees par des petites motos ou des scooter, d'autres tiennent plus du tractor pulling et sont plus apparentees au Harley qu'aux mobilettes

Et pour finir, dans la famille des transports qui roulent je demande le taxi.  Vous l'avez compris, ici le transport est une histoire de necessite vitale, donc pour le transport a grande vitesse, il faut quatres roues, un moteur quelconque et un volant. C'est effectivement le minimum que l'ont ai vu sur la route: un chassi monte de quatres roues (completement lisses), le moteur a l'air, conduit par un pilote avec un casque de moto a visiere noire. Plus courant vous avez le taxi simple, pouvant acceuillir jusqu'a 15 personnes. On a pas de photos, parce qu'on aurait rien vu, donc on vous explique la configuration. Prenez une break comme la 405, mettez trois personnes sur le siege passager, le conducteur sur les genoux d'un autre et une personne au milieu qui s'occupe des vitesses, ca fait deja 6 en premiere classe. Derriere vous bourrez aussi 6 personnes, la deuxieme classe, et dans le coffre en plus des bagages et des poules, vous mettez le reste. Parfois on voit aussi deux personnes debout derriere (donc dehors), un pied sur le pare-choc, l'autre pendant dans le vide, s'accrochant comme elles peuvent aux barres du toit (quand il y en a), c'est la troisieme classe. Inutile de vous dire que ce sont des transports categorie rapide, donc 100km est une vitesse raisonnable quand ce n'est pas 120.

Apres les taxis de la mort, vous avez les minibus de la mort, c'est le meme principe, sauf que vous multipliez par trois le nombre de personnes et vous rajoutez deux scooter sur le toit (avec une personne assise sur chacun) avec les troisiemes classes assises sur les barres et quelques bidons qui pendent sur le cote (la quatrieme classe n'existe pas encore, mais ca ne serait tarder). Dans le meme ordre de volume vous avez le pick-up modifie avec, mis a part une craquee de gens dedant, une armada de poules et de canard ficeles sur le toit.

mais la version je demenage mon magazin de literie ca marche aussi... et forcement il n'y a pas de place pour tout le monde dedans

Voila... et tout ce petit monde carbure a l'huile et non a l'essence, sauf les vehicules recents (il n'y en a pas beaucoup, ou ils sont la propriete des riches de la capitale). Donc je ne vous raconte pas la fumee noire et le bruit que ca degage.

Alors finalement, c'est qui les fous dans l'histoire...?

Bon allez on finit par un truc moins marrant mais tout aussi surprenant... tout aussi Cambodge... On le sait ce pays est le pays le plus pauvre de la region et il a traverse des trucs pas tres drole du tout durant le regime des Khmers Rouges. Vu que c'est vraiment la cata, les riches pays occidentaux et asiatiques y mettent de leur poche pour tenter d'ameliorer la vie des Cambodgiens. Ainsi, de nombreuses infrastructures ont ete entierement financees par d'autres pays parce que le gouvernement n'en a pas les moyens, ou surtout parce que l'argent du gouvernement ce trouve dans la poche de ceux qui gouvernent. Par exemple, les japonais sont specialises dans les ponts et les Etats-Unis plutot dans les routes. Bon jusque la rien a dire mais passons de suite a la petite histoire croustillante du jour. Les gentils americains ont donc paye, notamment, une partie de route conduisant a Sihanoukville, une ville au bord de la mer et proche de la frontiere thailandaise qui draine donc pas mal de monde. Vu l'etat que peuvent prendre les routes ici c'etait en fait une riche idee pour que touristes et les riches de Phon Penh puissent se rendre tranquillement, l'espace d'un week-end, au soleil sans etre freines par l'idee de detruire voitures et fesses de passagers en s'y rendant. Mais une fois la route payee (sans doute avec moultes surfacturations histoire que deux trois pontes du gouvernement s'en mettent un peu dans la poche au passage) ce meme gouvernement si pres de son peuple a decide de vendre la route a une compagnie privee... qui s'est empresse non pas d'entretenir la route mais d'installer un peage aupres duquel les cambodgiens comme les autres doivent s'aquitter d'un droit de passage. Cherchez l'erreur...

Mais le gouvernement cambodgien peut faire encore mieux. Ce pays a la chance d'abriter une des sept merveilles du monde, on en a deja parle, ce dont finalement peu d'autres pays peuvent se vanter. Le droit d'entree est passablement cher, 20 dollars par jour, mais c'est vrai qu'ils en valent tres tres largement la peine. En plus, en tant que touristes obliges de se donner bonne conscience apres avoir envoye paitre 20 mendiants dans la journee, on se dit que ca a ete notre petite contribution a amener un peu d'argent a ce pays qui en a tant besoin. Au final donc, on est bien content que ca coute 20 dollars parce que c'est pas cher pour dormir l'esprit tranquille alors que nous on a meme pas voulu finir la soupe de maman et qu'on s'est plaint tous les jours qu'on devait aller a l'ecole (je vous raconte pas comment c'est difficile, pour la tete, de voyager dans les pays pauvres, et quelle gymanstique intellectuelle il faut faire pour avoir la mauvaise foi d'arriver a dire qu'en voyageant, on contribue a l'amelioration de la situation econimique des habitants, alors que tout ce qu'on veut c'est voir du pays en depensant le moins d'argent possible...). Tout ca pour dire qu'on repart d'Angkor doublement content... mais que toute notre elaboration theorique s'effondre quand on rencontre un autre voyageur plus informe que nous qui nous annonce, sans aucun menagement, qu'en fait le gouvernement a vendu le site, il y a quelques annees, a une compagnie petroliere. Et vu que le gouvernement ne fait pas grand chose pour l'amelioration des conditions de vie de ses citoyens autant dire que ceux-ci n'ont pas du voir la couleur de l'argent de la transaction. Pour rajouter encore une ombre au tableau, la compagnie petroliere a bien sur comme unique motivation l'augmentation du benefice et ne reverse donc que tres peu d'argent a la recherche sur le site, a son entretien et a sa conservation (ah si, elle entretient les chemins et les abores des routes, elle empeche aussi que trop de pauvres viennent tracasser les touristes)... On vous laisse imaginer les eventuelles consequences...

Dans le meme ordre d'idee, on a encore entendu parler de quelques histoires dans le meme style, des projets en cours ou en discussion comme par exemple: "l'achat" d'une ile entiere par le Vietnam, la volonte du Japon d'acheter du terrain et de construire un nouveau casino dans le parc national (!) de Bokor, meme idee de casino et de complexe hotelier sur une autre ile mais on a pas pu vraiment savoir encore quels pays sont sur la liste des acheteurs.

Quand on ajoute a ca le fait que le Cambodge ne favorise pas ses citoyens dans la creations d'entreprises ou de commerces (c'est le plus riche qui gagne et a ce jeu le cambodgien n'a aucune chance) on veut bien comprendre que tous les gens que l'on rencontre ici disent detester thai, vietnamiens, chinois, etc puisque pour eux ce sont tous des gens qui veulent voler leur pays, dont ils sont d'ailleurs extremement fiers. Et bien sur ils ne sont pas non plus amoureux des hommes politiques de leur pays meme si certains le disent moins franchement que les autres...

Tout ceci, et bien ca nous donne a reflechir sur l'impact du tourisme sur un pays aussi pauvre qu'il est corrompu... Pour nous ce n'est qu'une tranche de vie, un moment passe a essayer de comprendre le fonctionnement de tout ca, de trouver des raisons et de reflechir a des solutions. Pour eux tout ca c'est la continuation d'un long cauchemar ou le malheur prend des formes bien diverses.

par Bof et Baf publié dans : Au Cambodge
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 22 juin 2006

Ca y est, on est revenu de la plage pour nous mettre quelques instants devant l'ordinateur et vous conter quelques morceaux choisis de la suite de nos aventures. Ah oui, on doit quand meme dire que nous sommes tres flates de savoir que notre blog vous plait et que le pool de nos lecteur s'etend au-dela de nos connaissance. Ainsi, nous saluons toute l'equipe de Friderici Special et souhaitons beaucoup de courage a Valerie pour apprendre a parler sans baver et a manger des bananes a l'heure du gouter avec sa logopediste ;-)

Bien alors cete fois on va pas vous faire une tartine, quoi que quand on commence, on est du style a s'emballer, donc si vous etes en train de faire un truc un peu chiant, c'est le moment de faire un pause.

On etait a Phnom Penh quand on a ecrit le dernier article et donc pour cette ville, nous avons pas grand chose a dire si ce n'est peut etre que c'est pas super joli, que les gens sont pas top les supers copains de nous, et que si on veut faire des photos dans le palais royal (qui est franchement pas terrible, voir completement ininterressant), il faut payer 2$ pour emmener son appareil photo... Comme on a paye, on a quand meme pris des photos, mais on va pas les mettre dans l'album ni dans le blog (donc c'etait debile de prendre des photos, mais comme on est pas tres intelligents, on est tout excuse).

Bref, on est parti un matin de juin de cette ville avec pour objectif de rejoindre la mer en deux jours avec une escale dans un petit bled a mi-chemin, Takeo. Normalement un trajet sans difficulte, mais seulement quand on a de la fievre, mal au bide, que le seul truc qui passe c'est le coca, et qu'on est hyper fatigue et tout faiblotin, et bien ca devient moins top. Arnaud a donc ete malade sur 200km, parce que rester a l'hotel c'est pour les lopettes et que tout ca c'est dans la tete (et dans le bide aussi finalement quand meme un peu). Il faut aussi dire que la perspective de se retrouver sur une plage dans un hamac avec un coca bien frais, c'etait aussi tres motivant apres les quelques jours un peu pourri passe dans la capitale. Quoiqu'il en soit le trajet a ete quelque peu l'enfer surtout que Stephanie veut bien etre compatissante le premier jour et malgre qu'elle ait dit 100 fois avant de partir "mais t'es suuur ur que tu veux pas repousser le depart d'un jour?". Le deuxieme jour c'est plutot "ecoute t'as voulu y aller alors maintenant t'avances un peu, t'arretes de gemir et non on va pas s'arreter boire un coca toutes les 20 minutes sinon on y sera pas avant la nuit". C'est donc dans ces conditions que nous sommes arrives a Kep sur Mer avec une deuxieme etape de 125km et que nous nous sommes apercus que la plage paradisiaque de nos reves s'etait transformee en bac a sable  plein de plastiques. On est quand meme reste un jour pour visiter cette petite ville ou il n'y a pas grand chose a voir, que des maisons abandonnes apres les Khmers Rouges, donc on a larve dans un hamac a boire des jus de fruit et a lire un bon polar a cote du bac a sable. Et le soir on a savoure un delicieux poisson au bord de la mer (quand il fait nuit on voit plus les dechets), bref on espere que vous nous plaignez, c'est dur la vie au Cambodge.

Le lendemain, on est alle sur un petite ile appelee Rabbit Island pour une nuit (les belles plages de sable blanc rendent l'endroit propice a la relaxation et a la meditation), et finalement on est  reste 3 jours et deux nuit tellement c'etait sympa. La plage etait pas mal du tout, et on avait un petit bungalow tout neuf en bambou (avec quelques fourmis, mais c'est pas grave) du style tres sommaire, mais vraiment chaleureux.

Alors que nous n'avions rencontre aucun francais depuis le depart du voyage, et pas vraiment parle a aucun autre touriste non plus (ohh les autistes que vous devez vous dire, mais on est timide c'est pour ca), nous avons rattrape tout ce retard sur l'ile. Au bout de 2 jours on etait comme a la maison, on etait installe comme dans notre chambre (avec les fourmis) on connaissait tout le monde, on se servait dans le frigo, on se balladait en slip tout le temps... bon d'accord pas completement comme a la maison, mais presque. Parmi les rencontres heureuse il y a eu Stephanie et son papa Mathieu, deux francais de Carcassonne qui ont bien roule leur bosse sur un peu tous les continents. Il y a aussi eu Anna, une Russe juive emigree a San Fransisco et avec qui on va peut-etre passer quelques jours a Saigon dans l'appart' de son cousin qu'elle investi pendant 2 mois pour garder le chat (cette histoire de gardiennage de chat me rappelle quelque chose... les interresses se reconnaitront). Et il y a eu finalement Frederic, un parisien qui voyage 2 mois par annee a travers, et parfois sur le toit du monde, et avec qui nous avons fait un bout de route, dont l'inoubliable Jungle Trekking de la mort qui va suivre (un peu de patience). Donc 3 jours de repos absolu partages entre baignades, lecture, repas, et grandes discussions sur tout et rien (et aussi des trucs qui font mal a la tete comme d'essayer de suivre une discussion super technique sur la politique sociale en France) comme il est bon d'en avoir parfois. Apres l'ile, nous avons rejoint Kampot (ou nous sommes maintenant) par une jolie route cotiere forcement magnifique et pleine d'enfants joyeux. Le soir nous avons organise le trek de la mort dans la jungle hostile de la montagne lugubre de BOKOR!

Bokor Hill Station (1070m) c'etait a la base une petite ville construite par et pour les francais dans les annee 1900. C'etait en fait un lieu dedie aux riches expatries qui pouvaient le long d'un week-end quitter la chaleur de la plaine et aller jouer leur argent au casino situe au bord de la falaise. Au cas ou ils auraient depense trop d'argent ils pouvaient meme aller a l'eglise catholique juste a cote pour se repentir un peu avant de recommencer. Mais quand les Khmers Rouges sont arrives au pouvoir, les francais sont partis, les villageois cambodgiens ont ete chasses et l'hotel-casino a ete transforme en prison ou les khmers rouges ont enferme et tue tous les intellectuels du coin. Disons que c'est un lieu strategique puisque avec la falaise juste a 20 metres on a vite fait d'en pousser un ou deux en bas pour donner l'exemple. Bref, du coup aujourd'hui c'est un parc national (la montagne est entouree par d'autres montagnes toutes recouvertes par une jungle bien epaisse) et on peut aller visiter la ville abandonnee, se promener dans le casion, l'eglise, la poste, etc. A la base l'idee etait de relever le challenge et de monter en velo comme des braves: c'est pour les petits mickeys de monter en mini-bus en buvant une biere et en mangeant des cacahuetes. Sauf qu'on a du abandonner l'idee quand on nous a decrit l'etat de la route qui elle aussi, tout comme les batiments, a ete laissee aux bienfaits de dame nature. Si un taxi cambodgien peut monter (ce qui n'est pas du tout une reference) on nous a bien fait comprendre que le chemin etait franchement impratiquable pour nos velos (pourtant a la pointe de la technologie vtt-iesqie). Du coup on s'est rabattu, avec Frederic qui lui voulait le faire a pied, sur l'option visite organisee en minibus; on voulait quand meme pas passer a cote de la ville fantome. Mais quand on a fait les reservations, nos yeux ont saute sur un autre depliant qui lui proposait un Jungle Trekking, c'est a dire 5 heures de marche le premier jour pour atteindre Bokor, une nuit dans un nouveau batiment (on doit pas dormir dans les maisons abandonnees a cause des fantomes. Si si c'est vrai) construit a la base pour les militaires et les rangers en entrainement dans le coin, et une marche de 8heures le deuxieme jour pour redescendre sur la plaine et terminer par un retour a Kampot en bateau sur le fleuve (les bieres sont offertes aussi la mais au moins elles sont meritees). Pourquoi faire simple quand on peut faire complique... en 5 minutes on avait pris la decision de tenter le trekking.

Le matin a 8 heures, notre chauffeur et notre guide nous attendaient devant la guesthouse. Frederic attendait d'ailleurs aussi un peu parce que nous on est toujours un peu plus lent que les autres entre Arnaud qui verifie 15 fois l'inventaire du sac et Stephanie qui, c'est bon on connait, doit vite aller faire pipi une derniere fois. Mais bon on a embarque et notre chauffeur (enfin plutot notre pilote de rallye) nous a monte un bon bout sur la fameuse route qui vaut largement la description qu'on nous en avait faite. Au moins, pas un millieme de seconde on a regrette de pas y etre alle en velo. Apres environ une heure 30 de secousses et un arret pour voir une ancienne demeure du roi, on a enfin commence a marcher a moitie dans la jungle et a moitie sur le plateau au sommet. On a pas eu besoin du deuxieme jour pour comprendre que la jungle et bien c'est pas du tout du tout comme dans le livre de la jungle. Nous on attendait des singes sautant d'arbres en arbres, s'accrochant aux lianes et jouant avec les noix de coco, des elephants marchant en colonne en se tenant par la queue avec l'Aine sage devant et le petit dernier distrait derriere, des bebes tigres qu'on peut caliner parce que ceux-la c'est justement la race qui mange pas les humains, des oiseaux avec plein de couleurs, etc. le tout bien sur avec en arriere fond sonnore "The Circle of Life" d'Elton John (les amateurs de Walt Disney imagineront aisement la scene). Ben c'etait pas ca du tout. Non, des "animaux" on en a vu et en grande quantite meme mais pas de la meme nature: des miliers de fourmis, de termites, une bonne vingtaine d'araignees (du genre plus grandes que la main d'Arnaud. Et quand on sait la taille de cette main...)...

...et des sangsues. Arghhh ca c'est le pire du pire. Les araignees comme ca grande on en aurait une dans la chambre on ferait une crise cardiaque et on appellerait les pompiers, mais dans la nature et quand c'est le guide qui est charge de les reperer pour qu'on les evite c'est supportable. Pas agreable du tout mais on peut encore prendre sur soi et ne pas faire une crise de panique. Mais les sangsues c'est juste completement ignoble. Personnellement je savais pas du tout que ca ressemblait a des vers (que c'est pratique quand on a justement la phobie des vers) qui se deplacent pas en rampant (ou en glissant je sais pas comment on dit et a vrai dire ca me passionne pas) mais comme des especes de ressort hop un coup sur la tete hop un coup sur la "queue". A vrai dire c'est difficile a expliquer peut-etre que ceux qui sont au boulo et n'ont rien a faire peuvent aller voir sur un site dedie aux betes de ce genre. C'est repugnant et en plus elles essaient bien sur de nous sucer le sang une fois qu'elles ont reussi a atteindre un bout de peau, jeu auquel elles excellent fort bien. Le plus drole dans l'histoire c'est qu'on a appris qu'on allait devoir faire avec ces bestioles quand on a vu le guide au bout de 10 minutes de marche le deuxieme jour (le premier ca allait encore) se mettre une deuxieme bonne grosse paire de chaussettes par-dessus ses pantalons. On s'est trouve un peu mal quand on a regarde les notres de chaussettes, super a la mode c'est a dire pile a la hauteur de la chaussure pas un centimetre de plus sinon c'est trop moche. La on essaie de pas paniquer. Heureusement, Stephanie a toujours des pantalons trop longs donc il a ete posible de les rentrer dans les chaussures. Ce qui bien sur n'a pas ete possible pour Arnaud mais bon hein c'est lui l'homme et c'est pas lui qui a la phobie des vers. Et on s'est mis en marche sans quitter plus de trois secondes nos chaussures au cas ou une sangsues tenterait l'ascension. Arnaud a rapidement eu recours a l'anti-moustique: ca les empeche pas de monter mais apparemment elles aiment pas trop le gout donc elles commencent pas a se goinfrer. Stephanie a cru franchement pendant un bon moment qu'elle y echapperait mais non elle aussi a senti tout d'un coup comme une petite brulure et a constate que trois de ces saletes tentaient de faire une entree derriere la languette de sa chaussure. La il faut respirer beaucoup, se retenir de hurler (le fait qu'il y ait deux autres tierces personnes qui croient encore qu'on est quelqu'un de tout a fait normal aide beaucoup) et tenter d'aligner deux phrases coherentes pour faire comprendre le probleme a Arnaud et qu'il fasse quelque chose nom de d... (se retenir de hurler c'est juste possible alors la les injures c'est franchement tout ce qu'il nous reste dans ces moments. Heureusement que je suis plus taxee 1 franc par vilain mot parce que mon budget voyage se serait envole et c'est popa moman qui se paieraient des belles vacances avec mon argent!) Mais bref on s'en est tire avec deux morcures chacun ce qui n'est rien en comparaison des tentatives qu'on a essuye. Et il faut quand meme dire que c'etait quand meme genial cette marche dans la jungle. La on insiste sur les trucs qui sont pas droles pour nous parce qu'on sait que ca va l'etre pour vous mais on a quand meme passe un super week-end. En tout cas on etait bien creve et le final en bateau sur le fleuve a ete absolument magnifique.

Il nous a bien fallu un jour pour retrouver nos esprits et reprendre un vie normale pendant laquelle nous avions prevu d'ecrire le blog et de nombreux mails a tous nos nombreux amis formidables. Malheureusement c'etait sans compter la coupure de courant entre 8h30 et 17h30 pour la renovation des installations haute tension de la region. Bref on s'est rabattu sur un massage fait par des aveugles (comme il n'y avait pas de lumiere ca allait bien), de la lecture dans un hamac, et des siestes tranquilous. On a quand meme rassure les parents vite vite le soir avant d'aller voir le match de foot Suisse-Togo (youyouyou on a gagne... enfin nous on se fatigue pas trop, on boit de la biere en se grattant le ventre). Le lendemain nous sommes parti pour Sihanoukville, 100km de route cotiere superbe. Cette ballade aurait pu se termine a 105km, si une certaine personne qui veut jamais faire comme tout le monde ne s'etait mis en tete de trouver la guesthouse impossible a 5$, les pieds dans l'eau sur une plage paradisiaque mais presque, avec acces internet, resto, et ecran geant. Apres 15km de recherche, nous avons bien trouve la belle plage, mais pas la guesthouse. Celle-ci se trouvait 10km avant, dans le quartier ou tout le monde normal va. C'est la que nous nous sommes donc rabattus. On avait pas les pieds dans l'eau (la mer etait a 150m et il fallait traverser une route), mais on avait le bungalow a 5$, l'ecran geant, le resto et l'acces internet. Par contre, un peu vexant, il y avait bien le truc impossible, mais comme on avait pas de carte on l'a pas vu a temps. Ce n'est qu'en rentrant aujourd'hui qu'on l'a trouve sur une carte se trouvant dans notre guesthouse de Kampot (super logique de mettre une carte d'une ville se trouvant a plus de 100km du lieu d'affichage). C'est pas grave tout ca pace qu'on s'est venge sur les fruit shacks et les cocktails. Bref apres un jour de playa, on est reparti en arriere sur la meme route cotiere superbe pour arrive apres 105km (c'est tout) a notre point de depart, Kampot, ou il n'a pas fallu 2h pour trouver une guesthouse puisqu'on l'avait deja, la bonne adresse.

Sinon petit apparte, Arnaud s'est rase la tete voici Arnaud Avant:

 

Et apres:

 

Il y a du changement non?

 

par Bof et Baf publié dans : Au Cambodge
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Jeudi 8 juin 2006

Avant de commencer un nouvel article on tient d'abord a remercier toutes les personnes qui ont laisse un commentaire sur le site ou par mail. Ca nous fait bien plaisir de savoir ce que vous en pensez et on sait au moins pourquoi on persiste a passer des heures devant l'ordinateur a pester contre les connexions du Cambodge...

Parce que nous voila donc effectivement au Cambodge depuis le 29 mai a 11h40.  Rapidement un petit topo de ce qui s'est passe avant le passage de la frontiere avant de continuer ses des aventures qui deviennent de plus en plus "exotiques".

Vendredi 26 mai: on a visite deux superbes temples pres de Nuang Rong (voir photos)

Samedi 27 mai: Nuang Rong - Prasat : 72km sur une route desagreable pleine de traffic insuportable et dangereux (une jonction qu'on ne recommande pas surtout a velo). Du coup, le soir on s'est pris une grosse guesthouse avec air conditionne, petit frigo, toilettes normales (le bonheur) et draps propres qui sentent bons, pour 13CHF (8 euro)... ca va, on a pas trop casse le budget.

Dimanche 28 : visite d'un temple "pres" de Prasat. La journee fut constituee de 2 heures de bus tout pourri avec la porte qui ferme plus, mais une tele toute neuve qui passait "le transporteur 2" en thai, 1/2 heure de visite sympa avec un scooter-man pas causant mais efficace, et de 5 heures d'attente dont trois heures dans un petit village paume au milieu de la cambrousse, couche sur un espece de grand lit en bambou devant une maison avec toute la famille, dont une grand-mere multi centenaire edentee, cinq ou six gamins, deux ados et deux mamans, a manger des trucs trop chelous mais supers bons.

Lundi 29 : Depart pour nos derniers kilometres Thailandais sur de vrais routes en bitume. Prasat - Samraong : 85 km et de nombreuses douleurs posterieuresques. Mais n'allons pas trop vite...

Apres nos derniers 40 km de route goudronnee en Thailande, nous sommes alors ce moment la sur le point de decouvrir la richesse des routes cambodgiennes. Me voila donc tout content d'arriver sur cette route qui m'a l'air bien sympathique, mais dont j'ignore encore tout... alors que dans le fond une voiture arrive a toute bombe a contre sens (en thailande on roule a gauche, au Cambodge a droite, mais dans la pratique, on fait comme on peut).

Rapidement, le sourire naif a l'idee de decouvrir ces nouvelles routes s'est en peu transforme. Pour comprendre,  petit topo de l'etat des routes ce matin la: bison fute a fait etat de routes defoncees en terre rouge. Le traffic bruyant et malodorant se constitue principalement de mobilettes super chargees (du style le chauffeur, sa femme assise sur un gros sac de quelque chose, lui-meme flanque de deux paniers plein d'autres quelques choses de chaque cote, et pour finir un bebe dans les bras de la dame), et de pick-up bondes de personnes et des quelques choses dans pleins de gros sacs avec parfois aussi des mobilettes au milieux des gens ou attachee derriere la voiture. Les ponts sont parfois tellement pourris qu'une route secondaire s'est improvisee au fil du temps contournant ce dernier a travers ce qui doit etre une riviere ou un marais en temps de pluie. Le soir d'avant il n'avait pas plu, heureusement, parce que sinon en plus de ca, les nombreux trous se remplissent d'eau rouge qui se repend sur les malchanceux se trouvant juste au mauvais endroit, au mauvais moment.  

Du coup on a ete bien content d'atteindre Samraong (Nord du Cambodge) en milieu d'apres-midi et surtout soulage une fois qu'on ait ete assure qu'il y avait bien une gesthouse parce qu'a voir la "ville" tout n'etait pas gagne.  Le soir, dans un petit resto, nous avons rencontre deux personnes de l'ONG ZOA (il y a une quantite incroyable d'ONG qui oeuvre dans cette region du Cambodge): un Hollandais tout guez et un Argentin taille comme un dieu grec (le bronzage en plus) qui nous ont oriente sur une route bien meilleure que celle que nous avions choisiepour rejoindre Siem Reap.  Siem Reap c'est la ville que l'on souhaitait atteindre en deux jours, et ou se trouve l'une des sept merveilles du monde, soit le site d'Angkor et ses nombreux Temples Khmers.

Le chemin fut en effet bien meilleur que le bout de route effectue le jour precedent, et surtout le paysage etait magnifique. Cette partie du Cambodge fut la derniere a etre liberee de l'armee  des Khmers Rouges, en 1998, et depuis la vie reprend gentillement, en partie grace aux differentes ONG sur place. Nous avons donc traverse des contrees extremement pauvres habitees par des personnes qui ne voient probablement que tres rarement des touristes (surtout de ceux qui ont un drole de ballon dur sur la tete et qui trainent une remorque derriere un velo immense), et l'accueil que l'on a eu fut extremement chaleureux. La maniere dont ils vivent ressemble beaucoup a ce qu'on s'immaginait du mode de vie a la campagne au moyen age. Les habitations sont faites de bois et sont surelevee sur pilotis afin de proteger les gens des inondations et des betes sauvages. Autour, se trouvent souvent quelques vaches et des cochons qui se promennent surveilles par un gardien, souvent un enfant. A vrai dire quelques fois ils semblent meme se promener en toute liberte! Le travail de force dans les champs et le transport sont faits avec des boeufs alors que plus au sud, les paysans utilisent des petits motoculteurs multi-usages. Le revenu moyen est de moins de 40$ par mois, alors autant dire qu'il n'y  pas de place pour les imprevus comme les maladies, les accidents ou pire une mauvaise recolte. Malgre cela, nous avons rencontre des gens tres souriants qui avait l'air de prendre la vie a la cool (on trouve parfois des gens qui se posent sous un arbre ou sur une pierre et qui sont juste la, sans qu'ils aient l'air de faire quelque chose en particulier).

La premiere etape (30 mai) comptait 75km entre Samrong et Along Veaeng et la seconde devant nous permettre ensuite de rejoindre Siem Reap en faisait 130. La region etant historiquement tres interessante, nous sommes reste un jour a Along Veaeng pour visiter en scooter-taxi avec un guide touristique officiel (attention ca rigole pas). Ainsi le 31 mai nous sommes alle voir la tombe de Pol-Pot, faite de toles ondulees et encerclee de bouteilles de biere vides (ce n'est pas une blague). La voici:

Nous avons aussi comtemple un panorama exceptionel du haut d'une montagne avant d'aller visiter... les toilettes de Ta Mock, un general de l'armee khmer Rouge qui a retourne sa veste en 1997, mais qui croupi quand meme dans une prison de Phnom Penh. Le tout dans un anglais tres difficile a comprendre, sur un scooter roulant a 80kmh  sur une route defoncee. Et oui, le Cambodge commence a peine a acceuillir les touristes, et disons que les attractions ne manquent pas d'originalite.

Le 1er juin nous sommes partis a 5h30 du matin pour franchir les derniers 130km qui nous restait avant Siem Reap. Le chemin etait agreable, les paysages toujours aussi magnifiques dans un cadre moyen-ageux extraordinaire. Nous avons toutefois eut un leger probleme en route. En effet, en traversant un village nous entendons soudainement des gens crier et en une minute nous sommes encercle par une dizaine de personnes surexcitees, visiblement tres perturbees, cherchant a nous dire quelque chose. Apres quelques secondes nous avons compris que quelqu'un venait de se faire mordre par un serpent et que nous devions le soigner. Ils nous montrait le fanion suisse, la croix blanche, et nous avons compris avec effroi qu'ils pensaient que nous etions medecins de la croix rouge. Nous avons alors essaye de leur faire comprendre que non, qu'ils faisaient erreur et que les couleurs etaient inversees, mais dans leur desepoir ils s'obstinaient a nous montrer la croix, a mimer le serpent et la morcure. Apres plusieurs signes de negation de notre part et de veines explications, nous avons du partir en vitesse alors que la tension augmentait rapidement, laissant derriere nous des gens dans l'incomprehension la plus totale. On espere qu'ils comprendront quand ils verront la vrie Croix Rouge passer.  Du coup, sur plusieurs kilometres nous nous sommes demande si nous avions adopte le bon comportement et si nous n'aurions pas du aller voir.  Mais je pense que cela aurait ete la derniere chose a faire, car ce geste aurait fait penser que nous pouvions vraiment faire quelque chose alors que ni l'un ni l'autre n'aurait su quoi faire. La route etant passsante, et les ONG toujours presentes, je pense qu'ils auront arrete une voiture et ammene la personne mordue dans un des dispensaires gratuit de la croix rouge. Nous de notre cote, on a decide qu'il etait plus sage d'enlever notre drapeau pour un moment histoire d'eviter les malentendus...

Ainsi apres trois jours et demi dans cette ambiance d'un autre temps, nous arrivons dans la civilisation bruyante et fourmillante de la principale pompe a fric du Cambodge, Siem Reap. C'est une ville qui a pris sont essor grace au tourisme avec l'ouverture du site d'Angkor et des ses temples aussi magnifiques que mysterieux. La ville n'est par consequent pas tres belle, le centre regorge d'hotels, de guest house, de cafes internets et de laundry, alors que la peripherie est plutot reservee aux locaux avec des maisons en bois parfois plus delabree  que ce que nous avons vu au nord et un environnement extremement sale ou trainent de nombreux detritus plastiques (encore une fois, rien a voir avec les campagnes "propres" du nord ). Un contraste tres marquant auquel s'ajoute l'absence de touristes dans ces zones la, alors que le Cambodge a l'heure actuelle, c'est en fait surtout ca.

Qui dit tourisme de masse, dit aussi affluence de personnes cherchant a tirer son epingle du jeu en prenant une activite relative au tourisme. Ainsi en 2h30 de ballade a travers la ville nous avons eu 24 propositions pour un tuk-tuk (soit environ une toute les 6 minutes).  Bon nombre de commerces font des prix speciaux pour touristes ( pas que ca nous gene de payer un peu plus cher que les locaux qui gagnent trois fois rien, mais certaines fois c'est carrement indescent) et souvent le marchandage est difficile ou mal pris. Alors que dans le nord les gens etaient accueillants et chaleureux, dans ce haut lieu touristique les visage sont fermes, les gens tres hypocrites et parfois meme mechants et moqueurs. Ce constat sera confirme plus tard par diverses situations ou on a ete temoin de moqueries ouvertes envers des touristes, et ou nous nous sommes fait insulter en Cambodgien. Ces comportements sont uniquement le fait des hommes qui sont souvent en groupe, a une terrace ou a attendre nonchalemment sur leur scooter qu'un touriste veuille bien faire un tour. Ils se mettent alors a mater de maniere insultantes les femmes touristes ou a se moquer des autres en rigolants ou en les imitant sans aucune gene. Stephanie a eut droit a des "Check me lady" ou encore a des "want to ride me lady" suivis de rire gras et de commentaires en combodgien. Les insultes viennent souvent apres une tentative ratee de nous vendre quelques chose ou de nous emenner quelque part. Je vous rassure, il y a quand meme des gens tres agreables et sympathiques, malheureusement ils ne sont pas nombreux. Nous avons peut etre ete particulierement choque par ceci, parce que depuis le debut de notre voyage nous rencontrons que des gens super sympa et tres respectueux, et que ce sont les premiers problemes que nous rencontrons.  A noter aussi que nous avons a faire dans les grandes villes qu'aux cambodgiens qui tentent de vivre du tourisme, donc pas de generalites abusives... ils ne sont pas tous comme ca... 

Plus joyeuses sont les visites, surtout le site d'Angkor. Nous  y avons passe trois jours a visiter la region, et les temples qui sont juste impressionnants. Ca se passe de commentaires car il manquerait de superlatif dans la langue francaise pour decrire le site. Nous vous laissons plutot apprecier les photos de l'album par vous meme.

Petit cote  agacant au debut, mais qui se trouve etre tres rigolo par la suite, ce sont les innombrables enfants qui vous vendent tout et n'importe quoi en quatres langues partout dans le parc d' Angkor, mais ceci je vous laisse le decouvrir dans l'article dedie aux enfants.

Voila, maintenant nous sommes donc a Phnom Penh, la capitale, que nous avons rejoint en bus le 6 juin. Cette ville est le point de depart de notre prochain tour qui nous emenera sur la cote et retour avant de rejoindre Ho Chi Minh City, anciennement Saigon, a la fin du mois de juin. Tout comme a Siem Reap, les hommes combodgiens y vont de leurs bonnes blagues machistes et matent comme des chacals. Les gens sont tout aussi voir encore plus desagrables envers les touristes, sauf quelques exceptions qui sont commes des coins de soleil dans un paysage inhospitalier. Nous avons meme ete aranaque par de faux mendiants, c'etait en fait des enfants en haillons de conivence avec la tenanciere du petit resto de rue dans lequel on mangeait et qui ont tente de nous faire acheter des nouilles en sachets pour un prix exorbitant, alors qu'on voulait nous plutot leur payer un bol de riz a chacun, comme on l'avait deja fait auparavant dans d'autres villes. Mais on a tout de suite vu qu'il se tramait quelques chose quand la tenanciere a dit qu'elle avait pas de riz (on en a vue une pleine casserole en partant) tout en nous montrant le prix des pates en sachets sur la carte aux prix speciaux pour touristes, des pates qui seraient probablement retournees dans la vitrines apres qu'on ait eut le dos tourne. Du coup pour avoir la paix on leur a donne un dollar qu'elles ont pris avant de partir en rigolant. C'est vraiment dommage, parce que maintenant on est super mefiant, meme avec les enfants. D'ailleurs nous avons eu plusieurs echos et histoires similaires aux notres venant confirmer nos impressions... Bref, on se rejouit de reprendre nos velos demain en esperant que le parcours sera un peu moins touristique et les gens un peu plus agrables.

publié dans : Au Cambodge
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus