Avant de commencer le recit de nos aventures on voulait juste faire un petit clin d'oeil a Noah, notre deuxieme petit neveu qui est ne le 11 juillet dernier... Il nous fallait une bonne raison pour se rejouir de rentrer et ben grace a lui c'est fait!
Quant a nos aventures, attention il va falloir suivre, parce que c'est un peu complique. Resumons rapidement: le 29 juin nous arrivons a Saigon pour y rester jusqu'au mardi 11 chez Anna la petite russe que nous avions rencontre au Cambodge. Le 11 nous sommes partis en bus jusqu'a Mui Ne au bord de la mer, a 200km de Saigon. En partant, le ventre allait mieux, voire meme tres bien mais nous avions un debut de grippe. A Mui Ne, celle-ci s'est finalement carrement declaree, et ce fut rhume, fievre et toux (surtout pour Stephanie) pendant deux jours. Apres deux jours le rhume et la fievre ont disparu mais la toux a persiste. Impossible donc de partir en velo, tout effort declanchant chez Stephanie de grosses quintes de toux Mince alors, nous avons donc du rester quelques jours de plus pour bronzer et attendre que ca passe. Malheureusement les jours ont passes et la toux continue toujours. Trop c'est trop, on a decide de repartir a Saigon pour aller a l'hopital. Nous avons donc pris un bus ce matin a 1h30, et sommes arrives a Saigon 6h00. Il est maintenant 9h00, et le rendez-vous est a 14h00, au grand bonheur de vous tous qui allez pouvoir lire ce nouvel article que nous avons par consequent largement le temps de finir. Nous repartirons ce soir a 20h00 pour Mui Ne ou nous avons laisse toutes nos affaires, pour nous coucher vers 1h00, heure de notre arrivee. Pour la suite, ca sera en fonction de ce que le medecin nous dit, et en fonction de la vitesse de guerison de cette toux qui empeche Stephanie de faire tout effort sans cracher ses poumons tous les 20 metres. Voila, donc maintenant place a ce que l'on a fait ces derniers jours, tout d'abord les activites et visites a saigon du 29 au 11 juillet, puis la plage du 11 a maintenant.
Nous vous avons deja parle des musees et des bistrots, donc passons a l'incontournable d'une ville telle que celle-ci, le fameux tour en cyclo.
Alors la, c'est la grande classe, imaginez vous dans un pousse-pousse metalique geant au milieu de la circulation infernale, avec une maman vietnamienne barbue qui vous commente dans un anglais semi-comprehensible (dont on ne comprend que la moitie ininterressante) les differents monuments que vous voyez passer a 6km/h. Vous avez a peu de chose pret ce que percoit un enfant de deux ans pousse par sa mere dans les differents rayons d'un supermarche. Donc vous imaginez bien que ce n'est pas ce qui est dit qui est important ("pas que tout ce que ma mere m'a dit quand j'etais dans mon pousse-pousse n'etait pas important" Arnaud), mais plutot ce que l'on voit, car a 6 km/h, vous avez tout le loisir de decouvrir le paysage qui s'offre a vous, sans vous fatiguer, et sans devoir faire attention ou vous mettez les pieds.
Autres experiences interressantes: les visites des temples. Oui parce qu'on avait deja fait les musees, donc on avait demande a nos mamans de nous emmener dans le rayon des temples qui se trouvait assez loin des caisses plutot au fond du supermarche (la ou c'est plus penible d'aller en marchant). Du coup, des temples on en a vu de toutes sortes: des chinois et des vietnamiens, des vieux et des tres vieux, des beaux et des moins beaux. Tous etaient surprenants par leurs couleurs, les statues, les inombrables ornements religieux mais surtout par les rituels qui s'y deroulent. Et oui, en voyant cela on ne peut que faire la comparaison avec ce que fut l'initiation de notre propre religion dans notre jeunesse et se souvenir de la messe tous les dimanche, assis sagement sur un banc de bois inconfortable, un livre de chant entre les mains qu'on ne savait jamais a quelle page ouvrir (ou que l'on parvenait a trouver qu'a la fin du chant). On se souvient de ces grandes batisses de pierres froides au plafond demesure ou l'echo eliminait toute chance de comprendre quoique ce fut du discours qui s'y tenait et ou, de depit, on imitait le voisin qui lui meme imitait sa voisine qui, elle, devait venir la depuis 60 ans, et qui par consequent connaisait par coeur le minutage. Ici, dans ces temples c'est pas mieux, pas moins bien, mais juste tres different. Les temples sont tres colores, voire carrement kitch. La structure est le plus souvent en bois fonce avec plein de dragons sculptes, de petits lampions en papiers, de statues colorees et de bouts de papiers rouges recouverts d'ecritures en or. En entrant on prend 12 batons d'encens; ceux-ci seront repartis trois par trois devant les differentes divinites representees par des statues assises semblables au boudha. Ces divinites vous apportent toutes quelque chose de different (on a pas tout compris si c'etait tous des boudha ou si c'etait des autres, l'explication dans les temples etant aussi faite par maman). Il y en a pour la fertilite, pour la fortune, pour la sante, et pour la chance. Parallelement, vous avez de petits osselets que vous lancez devant une imposante statue doree, ou encore un long tourbillon que l'on accroche au plafond apres l'avoir allume et qui doit vous proteger du malheur le temps qu'il soit entierement consume (ca peut prendre un mois si vous mettez le prix). A l'entree de l'un de ces temples, un cheval en bois grandeur nature doit vous apporter chance. Pour ceci rien de plus simple, il faut faire 7 fois le tour de ses jambes anterieures. Le meme cheval en miniature est destine aux enfants. Il y a aussi des bougies que vous allumez: plus vous en allumez, plus vos chances de reussite seront elevees.
Voila donc une petite part de ce qui se fait dans ces lieux de cultes; chacun y vient quand il veut pour demander la protection de sa famille, un deuxieme enfant, ou encore la reussite pour son commerce, etc. Vous l'avez donc compris la vie quotidienne de tout le monde est intimement liee aux rites religieux. Tout ceci est donc bien surprenant, et autant vous dire qu'etant habitue a prier en silence, on se sent un peu ridicule a souhaiter a haute voix la fortune et le bonheur a tous les membres de sa famille, des batons d'encens dans les mains, les yeux mouilles par la fumee, tout en faisant des mouvements repetes du haut du corps d'avant en arriere, devant une grosse statue doree super kitchos avec un enorme sourire entouree de fleurs et de draperies...
Parmi les visites marrantes depuis Saigon, il y a eu aussi le tour dans le Delta du Mekong avec Anna. Le Mekong apres plusieurs milliers de kilometres se jete dans la mer pas tres loin de Saigon, et la visite de ce site fait partie des trucs touristiques a faire quand on est dans la region, surtout que par chez nous des deltas il y en a pas tant. Comme c'est une attraction "touristique", nous avons teste le "tour organise". Prendre le billet n'etait pas vraiment complique, chaque hotel et guesthouse proposait un tour de leur cru (qui n'etait rien d'autre que le meme tour que le voisin, deguise en tour special pour nous) Ce qui fut plus dur, c'etait de faire toutes les agences de voyage, les stations de bus et eplucher les sites internet pour voir s'il n'etait pas possible de faire la meme chose mais differemment, donc pas comme tout le monde quoi (inutile de dire qui en avait l'idee fixe). Bref, apres s'etre apercu qu'il n'etait pas possible de faire le tour par soi-meme sans debourser l'equivalent de 15 jours de budget de voyage, nous avons pris le tour "special pour nous" propose par la premiere guesthouse rencontree. Comme Anna avait conge ce jour la, c'etait samedi, on etait trois parmi les trentes autres personnes a se rendre au Delta pour le tour "special pour nous". Ah oui, petite precision, les tours organises, c'est super minute et il y a un GO qui se charge de tout, meme de trouver un endroit pour faire pipi. Le notre de GO, il etait tout petit, et il faisait plein de blagues. Il nous a dit, par exemple, que dans la vie quotidienne des paysans vietnamiens, l'homme s'occupe de retourner la terre tandis que la femme elle s'occupe des enfants, fait a manger, rammasse le riz, fait les transplantations des semis, porte les bidons d'eau, s'occupe du commerce et va au marche, s'occupe du mari, etc. laissant donc plein de temps a ce dernier pour boire des biere avec ses potes. Et bien figurez-vous que c'etait pas une blague, c'est vraiment ce qui se passe. Nous avons vu plein d'hommes a table dans les bistrots a regarder le catch a la tele, et presque que des femmes dans les champs et dans les marches (en fait en y reflechissant, c'etait deja comme ca au Camboge).
Ce jour la on a eu donc l'occasion de faire du bus (ca permet de dormir un peu) et de prendre trois sortes de bateaux: le grand ou on se met les trente, les deux plus petits ou il faut separer le groupe en deux, et les petites pirogues a quatre pour aller sur les petits bras du fleuve. Trop chouette!

Sinon on a encore vu la fabrication de caramels a base de noix de coco (avec degustation bien sur, et posibilite d'achat en sortant... bien sur), et l'incontournable de la visite, porter un python sur ses epaules. Oui parce que des pythons il y en a plein dans cette region. Pourquoi? et bien parce que les rats font de tels ravages dans les champs de riz, que la seule solution qu'ils aient trouve, c'est de faire l'elevage des serpents. Deuxiemement, le pithon etant, comme tout le monde le sait, un aphrodisiaque puissant, il en font commerce avec les chinois qui en sont tres friands.

Une bonne journee tres interessante en tout point en tant que vrai touriste, parmis les habitues des tours organises. Pour 7$ tout compris, on avait pas trop d'attentes, et la on s'est bien marre, meme qu'a la fin on a eu droit a une averse impressionnante du type fin du monde, que du bonheur quoi.

Deuxieme sortie de Saigon...
C'etait marque dans le lonely planet qu'il y avait des petits singes dans un parc a qui ont pouvait donner a manger... bon comme ca ouais bof, mais quand a ca vous ajoutez des petits yeux mouilles et un petit "sil te plaiiiiiiiit" plaintif venant d'une petite dame qui vous tend le livre en question, ca ne refuse pas. La veille on arrange donc le tranport (en mobilette, chacun son chauffeur s'il vous plait), et le matin a 8h40 tapante nous voici sur la route pour le parc se trouvant a 60 km de Saigon. Apres 15 km de ville, un ferry et 45 km sur une route en renovation en pleine campagne, puis au milieu des mangroves, nous arrivons a l'entree du parc construit en 1975 par les americains et qui depuis n'a fait que se deteriorer, faute de maintenance. Il y a donc des serpents dans des cages rouillees, des crocodiles dans ce qui etait autrefois un enclos ferme, mais qui s'ouvre desormais sur la foret de mangrove toute entiere (en gros on s'approche pas trop de l'eau), et bien sur il y a des singes, tout plein de singes en liberte. Ceux-ci ont depuis longtemps ete habitue a la presence de l'homme, a tel point que tres vite on ne sait plus bien si c'est nous qui sommes la pour les voir ou eux pour nous regarder... En tout cas pour les attirer, dans un petit stand de bois au bord du chemin qui s'enfonce dans la foret, deux gardes vendent des sachets de fruits a leur donner. On fait comme tout le monde, on en achete un et les singes ont tres vite fait de nous reperer. Comme on s'eloigne un peu, un garde nous suit une matraque a la main... mais qu'est ce qu'il veux celui-la? Et bien on a vite compris! Sitot qu'on s'est eloigne de plus de 1m50 de lui, un petit singe a saute sur Stephanie et lui a arrache le sachet qu'elle tenait dans sa main. Bon, apres quelques rires (parce que ce qui est marrant dans cette histoire de singe, c'est ce qui arrive aux autres), Arnaud reprend un sachet de fruits, et on se dit qui si on s'eloigne un peu de l'atroupement de touristes et de singes, on aura moins de risque et surtout on pourra distribuer les fruits dans le creux de la main a quelques petits singes plus calmes. Tu parles, a peine on avait fait dix metres qu'Arnaud s'est retrouve avec un gros singe qui lui pendait au bout du bras en essayant de lui chipper le petit sachet de fruit qu'il tenait dans sa grande main. Apres s'en etre debarasse en secouant le bras, on a continue un peu plus, mais cette fois en cachant le paquet dan le dos. Apres plusieurs assauts, on a quand meme reussi a distribuer quelques petits fruits au creux de la main, puis le reste on leur a lance, parce que ca commencait a etre un peu chaud. Ils n'ont pas decolle avant que le plastique soit entre leur mains, puis d'un coup, nous sommes redevenus completement ininteressants.

Sinon, du cote des touristes, le spectacle en valait la peine. A part les inombrables sachets de fruits perdus, il y a eu aussi les chapeaux voles sur la tete des enfants, et de ceux qui s'approchaient trop des branches basses des arbres. Donc pour recuper les chapeaux (qui soit dit en passant allaient tres bien aux singes qui s'amusaient a se les mettre sur la tete) il y a deux manieres: premierement le troc "tu me donnes le chapeau je te donne des sachets de fruits", et deuxiemement, lorsque la permiere solution ne marche pas parce que le singe a deja trop mange, il y a le lance-pierre. Apres avoir recu trois cailloux dans le cul, le singe lance le chapeau en direction du garde et disparait dans les arbres.
Autre attraction que nous n'avons pas fait, c'etait le tour en bateau rapide sur les cannaux qui serpentent dans la foret de mangrove. Petite anecdote de comment se passe le "deux poids deux mesures" ici au Vietnam (attention ceci s'applique a TOUT ce que les touristes achetent). On vient se rensigner sur le prix, une dame nous dit que c'est 250'000 VND pour un bateau. A ca, voyant la file d'attente je demande si c'est possible de nous joindre aux personnes qui attendaient (que des Vietnamien). A ceci la dame me repond tout naturellement que pour eux c'est 100'000VND par bateau et qu'on ne melange pas les vietnamiens avec les etrangers... euhhh Bon ben comme on est que deux etrangers ici, je crois qu'on va pas payer plein pot pour une demie heure a deux dans un bateau qui peux acceuillir 10 personnes. C'est pas grave de toute facon c'etait les singes qu'on etait venu voir et en plus le bateau il faisait beaucoup de bruit.
Donc ca s'etait dimanche, et le Delta du Mekong c'etait samedi. Dimanche soir il y a eu la finale de foot, qu'on a vite oublie de voir dans un bar lorsqu'un cretin s'est ecrie du fond de la salle "va fancoulo italia", et quelques idiots de repondre un truc comme "ouaiiiiiis". Bon d'accord, on se casse et on va le voir a la maison, en plus a la maison il y avait de la glace OREO au congelo... trop cool. Lundi on s'est repose de la soiree de foot, et mardi on est parti en bus pour la plage abandonne... coquillages et crustaces...
Pour se remettre de notre sejour fatiguant au coeur de Saigon, on a decide de se mettre dans un bus avec les velos a destination de Mui Ne, une station balneaire avec des kilometres de plages de sable blanc bordees de palmiers et de chaises longues. A la base on pensait y aller comme des vrais sportifs de l'extreme en velo mais bon fallait sortir de Saigon dans la folle circulation et puis ca demandait des efforts et on sentait qu'on etait pas encore tout a fait pret pour ca (en plus on etait malade). Ah et zut hein on est pas oblige de se justifier non plus, on avait jamais dit qu'on ferait tout tout tout en velo alors bon... la cote vietnamienne est bien assez longue pour se permettre 200 km de bus.
Nous sommes donc arrives mardi 11 en fin de matinee a Mui Ne, sous le soleil qu'on avait d'ailleurs pas beaucoup vu a Saigon. Pour l'hotel, c'etait pas complique il nous suffisait de nous rendre au Seaside Resort ou on avait recu un bon pour une nuit par le medecin qui nous avait soigne en ville (voire episode precedent). On s'est donc rendu directement la-bas en se disant qu'on pourrait peut-etre y rester tout le temps de notre sejour s'il y avait des chambres dans nos moyens. Bon autant le dire tout de suite, on a tres vite compris que non ca serait pas dans nos moyens. A peine pose le pied par terre, un garde est venu nous acceuillir et nous a accompagne a la reception (en Europe on arriverait en velo dans un hotel classe on nous regarderait de travers mais la non ca parait tout a fait normal). Faut dire que l'escorte etait necessaire, il y avait au moins 10 metres a parcourir sur des paves, ca aurait pu etre dangereux. Une fois qu'on a eu montre nos bons et qu'une chambre nous ait ete attribuee on s'est risque a demande le prix et la receptionniste nous repond: 50. Dans ma tete je me suis demande si c'etait 50 dongs. Non ca, ca fait moins d'un centime c'est pas possible. Ah, je sais, c'est peut-etre 50'000 dongs; ils font souvent des abreviations de ce genre. Non plus, parce que 50'000 dongs ca vaut 4 francs suisses. Bon ok c'est 50 dollars... hors de prix pour nous meme si c'est vraiment pas cher pour ce que c'est. On serait a la fin de notre voyage on se paierait cette folie pour une semaine les yeux fermes mais la on y est pas encore donc non. Pour pas perdre la face devant la receptionniste on a fait comme si c'etait tout a fait le genre de prix auquel on etait habitue et les deux on a pense exactement la meme chose sur le chemin qui nous menait a la chambre: il etait 14h00 au moment ou on arrivait au Resort, on en sortirait pas une seule seconde jusqu'au lendemain 12h00, heure du check-out. On allait en profiter de la vie de pacha!
Mais a ce moment, on n'avait pas encore vu la chambre et quand ce fut fait cela n'a fait que confirmer notre idee. Une grande chambre super bien meublee avec un lit tout moelleux, une grande television avec lecteur DVD (pour voir un film il suffit d'aller a la reception), un petit frigo rempli de bonnes choses, la climatisation etc. Jusque la bon ca va, c'est cool mais rien de renversant (enfin pour nous si quand meme un peu). Apres il faut encore voir la salle-de-bain: super spacieuse et tout en marbre noir et lumiere d'ambiance avec plein de trucs qui font vraiment classe comme les petites bouteilles de gel douche en porcelaine, les savons en forme de coquillage, un necessaire de couture, un peigne et tout et tout au nom de l'hotel. Comme dans Pretty Woman. Mais voui. Et c'est pas tout, le must du must c'est la baie vitree qui donne sur notre petite terrace privee avec fauteuils en rotin a exactement deux pas (et des pas genre plutot taille Stephanie qu'Arnaud) de la piscine. Allez on arrete de parler on vous montre un echantillon.

C'est pas la belle vie ca? Bref du coup le programme de l'apres-midi n'a pas ete difficile: barbotage, bronzage, lecturage. Vers quatre heure on a quand meme pousse jusqu'au resto du resort, au bord de la mer, se prendre des quatre heures a la hauteur de l'endroit: crepes et chocolat chaud. Bon pour le reste de la journee on vous passe les details, ca risque d'etre ennuyeux a raconter parce qu'on a recommence barbotage, etc. jusqu'au souper. Bref y a pire endroit pour apprendre par mail qu'on est habite par des parasites... et oui Stephanie aussi va se taper 21 jours de medicaments pour tuer les squatteurs microscopiques. Merci encore le Cambodge...

Le lendemain il a donc fallu quitter ce coin de paradis mais non sans avoir profite jusqu'au bout de tous ses avantages. Apres le petit-dej gargantuesque avec tartines, corn-flakes, muesli au fruits frais, boissons chaudes, jus de fruits, crepes et plateau de fruits (compris dans le prix de la chambre) Arnaud a ete encore piquer une petite tete dans la jolie piscine. Malheureusement, Stephanie a du se contenter du fauteuil, la fievre apparue la veille s'etant a nouveau manifestee... La fameuse loi du Yin dans le Yang, dixit Seb et Caro (je veux pas avoir d'ennui avec les droits d'auteurs... ;-) Et a 12h01, on rendait les clefs avec une petite larme a l'oeil (on sait jamais des fois qu'ils auraient eu pitie de nous et qu'ils nous auraient offert encore une nuit) et on se mettait en route pour notre nouvelle demeure, quelques metres plus loin. C'est dur hein parce que maintenant on doit se contenter d'un joli bungalow avec un grand lit moins moelleux, d'un simple ventilateur et d'une salle de bain en vulgaire carrelage. On a plus la piscine et maintenant on doit marcher 20 metres pour aller sur la plage rejoindre les chaises longues mises a disposition par l'hotel et la mer elle est pas bien lisse sans vague comme la piscine. Le pire c'est que sur notre terrace toujours privee il n'y a pas de fauteuil en rotin mais des sortes de chaise longues juste confortables c'est tout. Et le matin au petit-dej il y a les tartines mais si on veut des crepes en plus on doit payer c'est pas compris dans le prix. C'est dur, on attend vos dons pour retourner dans l'autre hotel parce que la qu'est-ce qu'on est malheureux. Voyez-vous meme le taudis

C'est une entreprise familliale, et la fille de la proprietaire est tres sympa et elle parle tres bien francais ("ici, c'est comme a la maison"). Et oui, meme mieux qu'a la maison parce que le jour de notre arrivee elle a pris pitie de la toux de Stephanie et a fait amener du the au gingembre au bungalow. Elle prend tellement bien soin de nous qu'on doit aller boire des orangina en cachette dans un autre cafe pour pas qu'elle voie que Stephanie met des glacons dans son verre ("c'est pas bien du tout quand on tousse madame stephanie"). On a aussi voulu commander un the au miel et au lait une fois mais on a pas eu le droit. Le serveuse est revenue en nous disant non. On a cru d'abord que c'etait "non, desole on n'a pas de miel" et on commencait deja a lui montrer sur la carte les pancakes au miel pour lui montrer qu'il devait bien y en avoir. Mais a grand renfort de signe elle nous a fait comprendre que "non, vous n'aurez pas de the avec du miel et du lait parce que ca donne mal au ventre. Donc oui on en a mais non vous n'en aurez pas. Point" Premier rembarrage suivi du deuxieme deux minutes plus tard par la gentille dame qui parle francais qui arrive vers nous en demandant si c'est nous qui avons ose faire une pareille commande. Bref les the au miel et au lait on doit aussi aller les prendre ailleurs et en cachette en verifiant par deux fois qu'on est pas suivi.
Voila du coup on aura passe une semaine ici a se refaire une sante en lisant (comme dirait Arnaud, qui a la base ne voulait pas emporter de livre, on serait mort de pas lire ici), en marchant pieds nus sur la plage, en bronzant, en buvant des fruit shakes, en perdant son short de bain apres etre passe sous une grosse vague lors d'une sceance body-board (qui a vu les bronzes, et bien c'etait pas loin d'etre ca, j'ai juste eut le temps de le rattraper avant qu'il aille s'echoue sur la plage), et en faisant du shopping (pour un nouveau maillot bien sur!). Dimanche on a quand meme fait une ballade de 80 km sur une route cotiere magnifique pour aller voir les dunes et les canyons qui font la fierte de la region...

... histoire de s'entrainer un peu (et de voir si la toux supportait le coup) avant de partir mardi (enfin ca c'etait le plan initial qui a change depuis mais n'allons pas trop vite). Ben oui, la on sent qu'il faut quand meme qu'on se remette un peu en route parce qu'il y a quand meme environ 1500 km a faire pour rejoindre Hanoi. Et comme la route est sur la cote on va devoir de temps en temps se baigner pour pas oublier comment on nage donc on va pas aller bien vite. La on a pris une extention de visa pour un mois supplementaire (la ca fait quand meme plus de deux semaines qu'on est arrive au Vietnam et qu'on glandouille comme des vrais vacanciers) et si besoin est on reprendra un mois de plus. C'est le genre de preoccupation qu'on a en ce moment. Dur. Et puis c'est aussi le moment de partir parce que Stephanie commence serieusement a se faire du souci pour la sante mentale d'Arnaud qui commence a souffrir gravement du manque d'inactivite. En effet, son cerveau ne cesse de tourner en rond depuis quelques jours autour d'une obsession: les moustiques. Ce sont ses nouveaux ennemis et il se fait un devoir de faire echouer tous les complots qu'ils inventent (!) pour le cribler de piqures, c'est son nouveau combat, la on ca y est il est entre en mode guerre. Alors avant, on avait la moustiquaire, le produit anti-moustique a mettre sur la peau, celui a mettre sur les habits, le diffuseur electrique et les spirales a la citronelle que l'on fait bruler dehors. Mais maintenant Arnaud est content parce qu'il a une nouvelle arme de destruction massive, le "produit" non que dis-je LE produit, celui qui ne se contente pas de chasser les moustiques dans un coin recule de la piece mais qui les tue dans d'atroces souffrances (enfin ca c'est ce qu'on espere, ca serait un juste retour des choses). Depuis cette trouvaille, il n'est pas rare d'entrer dans la chambre et de le surprendre a vaporiser le produit en rigolant tres fort tout en parlant a son coepquipier militaire imaginaire dans sa radio (le couvercle du produit) quant a la localisation des ennemis (a 11 heures par exemple). La je me suis encore contentee d'un vague haussement de sourcil, il m'avait habitue a ce genre de scenes extremement violentes depuis qu'il a vu Band of Brother. Mais la ca depasse les bornes des limites. Le nouveau produit (la premiere bouteille n'a pas fait bien longtemps) degage une odeur insupportable mais genre que se c'est pas les moustiques qui meurent c'est les humains ("hoooo l'autre la,ca sent UN PEU, mais madame a le nez sensible"). Et normalement il faut faire un pshit de quelques secondes et quitter la piece 20 minutes tandis qu'Arnaud vide la bombonne de moitie en une fois a tel point qu'on ose plus rentrer dans la piece pendant trois jours a moins d'ouvrir toutes les fenetres et la porte pendant trois heures. Et allez lui expliquer au grand dadet que pendant ce temps et bien les moustiques il re rentrent... ("elle comprend rien aux strategies militaires") Bref, c'est quand meme l'autre nuit que j'ai dit stop cette fois on fait quelque chose, on s'en va. Imaginez, je me reveille en pleine nuit par le bruit du pshit et je decouvre avec effroi Arnaud debout sur le lit avec sa bonbonne entrain de vaporiser le lit (qui je le rappelle est sous une moustiquaire) tout en murmurant des choses incomprehensibles sur une tentative d'intrusion d'une esquade de moustiques equipes apparemment pour dechirer la moustiquaire. La c'est bon c'est decide on part mardi.
Bon ca c'etait le programme jusqu'a lundi soir mais comme quelques quintes de toux sont reapparues en fin de journee chez Stephanie on a donc decide de prendre la bus pour aller a Saigon voir le medecin avant de se remettre en route en velo et de trop s'eloigner d'un centre medical. Suite au prochain article qui nous l'esperons parlera de la route et des differentes etapes parcourues.



















