Jeudi 8 juin 2006

Faire un article sur les enfants que l'on rencontre au Cambodge c'est incontournable meme si certaines histoires ne sont pas toutes si droles que ca... On vous en livre quelques extraits parmi les plus marquants.

En rentrant au Nord du Cambodge la premiere chose qui nous a frappe et qui nous a fait bien plaisir (ca a compense les douleurs occasionnees par l'etat de la route) c'est que ce ne sont plus les chiens qui nous ont couru apres en aboyant mais les enfants en hurlant de joie (et la on exagere pas il faut les entendre pour le croire), en sautant sur place et en agitant les mains dans tous les sens. Le seul mot anglais qu'ils doivent connaitre c'est "hello" et ils s'en donnent a coeur joie! Il y a vraiment de quoi fondre et on a envie de s'arreter a chaque fois pour faire des photos. Mais quand il reste bien des kilometres a parcourir avant d'atteindre le seul village susceptible d'abriter une guesthouse on peut pas trop. Enfin pas tout le temps... En tout cas, c'est super agreable pour nous et on a plus a craindre de morsures au mollet. Par contre il faut tenter d'agiter la main aussi energiquemet que les enfants tout en essayant de ne pas tomber du velo (et de se prendre une mega honte par la meme occasion)et d'eviter les trous et les bosses. Dans ces conditions quelques uns ont du malheureusement se contenter d'un grand sourire legerement crispe ou d'un petit coup de sonnette.

Il suffit aussi simplement de s'arreter pour boire un peu et se reposer au bord du chemin pour qu'on se retrouve parfois cernes par tout un groupe d'enfants de 2(des qu'ils savent marcher en fait) a 12 ans, tres curieux de voir nos sacoches, la remorque et surtout la hauteur vertigineuse a laquelle gravite la selle d'Arnaud. Au moment de partir, ils nous font des grands signes et ceux qui ont un velo nous suivent pour un bout de chemin ou plutot essaient de faire la course, c'est vraiment super sympa. Bon hein faut pas rever on les gratte facile grace a notre super condition physique a faire palir de jalousie les cyclistes du tour de France. Bon ok c'est aussi un peu grace a nos velos qui ont un peu plus de vitesses et qui font beaucoup moins de bruits suspects...

Une autre fois, toujours pendant une pause rehydratatation (elles sont nombreuses il faut bien compenser le nombre de litres au 100 qu'on perd en transpiration), a quelques metres de nous, ont surgi de la foret trois enfants nus ou en haillons... on a toujours pas compris d'ou ils venaient ni comment ils nous ont vus mais en tout cas ils etaient un peu moins habitues que les autres aux blancs bizarres traversant le pays sur des velos tout aussi bizarres. Ils nous ont fait de grands sourires, des signes de la main mais n'ont jamais ose approcher de trop pres! On a reussi a faire une photo quand meme: Arnaud l'a prise en s'approchant un peu et lentement, pendant que Stephanie faisait des grands sourires diplomatiques en agitant la main genre on est des extra-terrestres mais promis on vous veut pas de mal. La il aurait fallu une photo pour avoir une idee de la scene dans son ensemble... On est finalement reparti, on s'est echange encore moultes signes de la main et dans notre retroviseur on les a vu encore longtemps au bord de la route a nous regarder jusque a ce qu'on soit hors de vue. La je suis pas sure que c'est l'eau qui nous a permis de retrouver un peu d'energie pour continuer a pedaler.

Toujours dans le Nord du Cambodge (partie la plus pauvre du pays puisque les khmers rouges y ont capitule il y a moins de 10 ans), a Samraong une autre rencontre a ete tres marquante... enfin surtout pour la pauvre petite fille en question... Nous nous promenions tranquillement sur les chemins de terre a
quand nous avons croise cette petite fille d'environ 10 ans sur son velo. Et la c'etait franchement a mourir de rire, surtout pour nous: en voyant la grandeur d'Arnaud, elle lui a jete un regard vraiment effraye avant de sauter de son velo, de le laisser en plan au bord de la route et de courir jusque chez elle ou elle a pu trouver un peu de reconfort dans les bras de sa maman, qui elle aussi a bien rigole! Celle-ci a du essayer de lui dire que c'etait normal (ou du moins possible) d'etre aussi grand mais elle n'a jamais ose lacher sa mere ni meme jeter un regard a ce geant venu d'ailleurs. Et elle n'a sans doute recupere son velo que longtemps apres notre depart quand tout danger a ete definitivement ecarte...

Arrives a environ 30 kilometres de Siem Reap (quand on a roule pour la premiere fois au Cambodge sur une route goudronnee) on a en meme temps retrouve un tout autre contexte, ou les gens, enfants y compris, sont bien plus habitues aux touristes. Ce sont donc a des enfants tout a fait differents que nous avons eu a faire meme si le point commun entre eux c'est sans doute et malheureusement la grande pauvrete.  Pendant notre voyage dans le Nord, on a  vu enormement d'enfants, bien plus qu'en Thailande, sans doute parce que beaucoup n'ont pas la chance d'aller a l'ecole. Les tres jeunes, jusque vers 5 ans environ, ne sont de loin pas tous habilles et n'ont en tout cas pas de chaussures. Plus tard on les voit pour la plupart dans des haillons, qui ont ete (peut-etre) un jour des habits. La plupart du temps, des qu'ils sont assez grands, ils aident les adultes dans les diverses taches quotidiennes. Mais malgre la situation, ils paraissent en fait tres heureux (ce qui doit etre le cas au moins pour ceux qui sont en bonne sante peut-etre pas pour les autres). Dans tous les cas, dans cette region, il n'y a apparemment pas beaucoup de differences de conditions et tous les enfants (et les adultes) qu'on a pu voir etaient plutot heureux de maniere generale et contents de voir des touristes commencer a traverser leurs villages. Pour eux, la situation ne fait finalement que s'ameliorer depuis qu'ils vivent enfin en temps de paix et du coup ils sourient et rigolent beaucoup. Ils sont curieux de nous voir passer et ont toujours ete tres acceuillant quand nous nous arretions manger une pasteque ou boire un verre dans une de leur echope. Mais des qu'on arrive a Siem Reap et dans les environs, cela devient tout a fait different. Il y a vraiment un grand ecart de conditions et on voit des gens dans une misere encore plus grande (ou peut-etre juste differente?) de ce qu'on a pu voir dans les campagnes. Ce qui n'empeche pas que, de maniere generale, la region est en fait bien plus riche et que les autres personnes elles vivent dans de bien meilleures conditions.  Mais en tant que touristes, il faut bien dire que nous n'avons a faire qu'aux enfants les plus pauvres et parfois le terme est franchement leger. Les autres ont la chance d'aller simplement a l'ecole sans devoir travailler apres (ou quelques fois a la place) et se fondent dans la masse des autres enfants que nous avons plus l'habitude de voir. Ils ont eux aussi l'habitude de voir des touristes et n'ont aucune raison particuliere de venir vers nous (surtout si on est a pied sans nos velos tire-l'oeil!) donc pour nous ils sont "invisibles". Les autres, on les rencontre a l'entree de chaque temple du site d'Angkor qui tentent de vendre des cartes postales, de l'eau, des bracelets, etc., le tout pour "one dollar". Ils sont super insistants et tous les moyens sont bons pour engager la conversation et essayer de nous faire acheter quelque chose. En tout cas ils savent tous un minimum vital d'anglais (on a moins de peine a discuter qu'a Bangkok, c'est dire!), savent compter jusqu'a 10 dans 23 langues et savent meme qu'il y a quatre langues officielles en Suisse (l'italien, le francais, l'allemand et le ... grosse hesitation... le dutch!). Ils nous demandent tous d'ou on vient et comment on s'appelle et sont catastrophes quand ils se rendent compte qu'ils ont pose les questions dans le mauvais ordre, c'est a dire comme on leur a appris. En resume, il faut bien avouer que meme si c'est quelques fois penible d'avoir 10 enfants a nos basques  qui nous supplient de leur acheter quelque chose, c'est juste impossible de s'enerver avec eux et de perdre patience alors qu'on a deja pourtant dit 10 fois non. Et comme on peut pas tous leur acheter quelque chose, on a pris le parti de plaisanter avec eux et en general du coup on rigole avec eux et ils ne nous en veulent pas trop. Une fois un petit garcon voulait qu'on lui achete des cartes (on avait deja pris 10 juste avant a un autre qui elle etait au moins presque majeure) et a essaye de nous faire la liste de toutes les personnes a qui on avait sans doute oublie d'ecrire. Il a ete completement desespere quand on lui a dit qu'on avait pas de maman, pas de papa, pas de freres et soeurs, pas de grands-parents et pas d'amis (toutes nos excuses a ceux qui se reconnaissent mais c'etait pour la bonne cause), je crois qu'il etait a la limite d'etre desole pour nous quand il a compris qu'on plaisantait et il a fini par bien se marrer aussi. Une autre fois une petite fille voulait nous vendre de l'eau et nous l'a propose pour 4 fois le prix qu'on paie d'habitude pour la meme bouteille. Arnaud lui a dit ok on t'en achete mais au prix juste. Elle l'a regarde d'un air desespere et lui a dit en anglais et avec une grande spontaneite: "mais c'est le prix ou MOI je les paie!". Bon la forcement que dire a ca? On l'a paiee plus cher note eau et avec le sourire en plus, ils sont quand meme forts ces gamins. Sinon un dernier exemple du genre: on mangeait un delicieux fried rice aux abords des temples quand deux petites filles sont venues nous proposer d'acheter quelque chose comme d'hab pour juste "one dollar". De nouveau on a rien achete mais comme de toute facon on etait arrete en train de manger on a commence a discute avec elles a leur poser des questions a leur apprendre des mots (prononcer Stephanie pas de probleme mais Arnaud il y
a un peu les sons "r" et "au" en trop). Au final, elles etaient toutes contentes et on a eu chacun droit a un dessin qu'elles ont sorti de leur poche en precisant que c'etait "for free". Bref, c'est vraiment facile d'etre patients avec eux ce qui n'est pas du tout le cas avec les adultes qui eux nous enervent beaucoup plus. Il est meme arrive qu'un homme qui suivait les enfants nous insulte sans doute parce qu'on etait quand meme gonfle de leur parler sans les arroser de dollars. Les femmes (les meres ou les tantes en  eneral) elles le prennent au contraire super bien. La fois ou on a eu droit au dessin on a ete servi comme des rois: ce n'etait pas une assiette de fried rice mais une montagne!   Mais a cote de ces enfants la il y a encore ceux qui sont plus pauvres et qui n'ont meme plus rien a vendre et en sont reduit a mendier simplement un peu d'argent ou simplement a boire et a manger. Dans ce genre la, une rencontre inoubliable mais difficile moralement avec une petite fille sourde et muette au sommet d'un temple ou l'on accede en gravissant je ne sais combien de marches. Elle est venue vers nous, nous a suivi un moment avant de montrer la bouteille d'eau qu'on tenait a la main. La forcement y a pas a hesiter on lui a donne mais d'un cote c'etait terrible de voir a quel point elle etait contente et reconnaisante pour un demi-litre d'eau qui nous avait couter a peu pres 10 centimes. On s'est alors soudainement rappele qu'il nous restait une baguette au fond du sac et on a ete la chercher pour lui donner et ed nouveau c'etait les grands merci, les immenses sourires et elle a ete nous ceuillir un bout d'herbe qui avait pousse entre deux pierres comme cadeau. Et de notre cote pas de quoi pavoiser on a du lui donner en tout l'equivalent de 30 centimes et encore, une misere. Ca nous a fait plaisir de la voir manger et boire et elle a encore pousse des cris pour attirer notre attention une fois qu'on etait redescendu pour nous dire une fois encore au revoir. Un rien emouvant pour une quelqu'une qui pleure deja en regardant l'age de la glace. Difficile aussi quand on se rememore l'episode avant de s'endormir et qu'on se rend compte qu'on a meme pas eu l'idee de lui donner un peu d'argent mais que sur le moment ca ne nous a pas effleure parce qu'elle ne nous a rien demander de plus. Bref, au moment de se reveiller on a encore comme un leger sentiment de culpabilite qui nous poursuit...

En ville de Siem Reap et de Phnom Penh, on en rencontre aussi beaucoup, soit seuls, soit en bandes, soit carrement utilises par leurs parents pour qu'on les prennent en pitie et qu'on donne de l'argent "pour l'ecole". On va pas vous cacher qu'on a eu de mauvaises experiences avec certains ce qui provoque l'effet contraire: a la place d'etre de plus en plus sensibles a leur situation on devient en fait de plus en plus mefiants. En clair, si on a eu quelques fois l'impression que l'argent donne allait a des  personnes et des enfants qui en avaient vraiment besoin, d'autres fois on a plutot senti qu'on s'etait surtout bien fait avoir. Et quelques fois par des gamins de moins de 10 ans... Bref, les voyages c'est aussi ca, perdre un peu de sa naivete en route...  On finira donc cet article par cette tres haute reflexion en forme de conclusion et peut-etre qu'il y aura matiere a un autre article sur le meme sujet. A suivre donc...

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Jeudi 25 mai 2006

Bon comme on a ete frustre de pas pouvoir publier nos derniers articles (un de perdu, puis panne de courant, puis panne de serveur), en voici deux coup sur soup parce qu'il y a beaucoup de choses a raconter. Apres avoir bien raconte tout ce qu'on a fait, on va quand meme vous parler de ceux par qui tout ce qu'on fait prend une dimension tellement differente, les thailandais.

Sans pouvoir vous donner une description de ceux que nous croisons (ca serait impossible), le plus simple reste encore a vous raconter quelques petites histoires droles qui montrent tellement bien comment ils sont. On peut quand meme dire que, d'une maniere generale, les contactes sont faciles et chaleureux. Le langage etant une barriere qui tombe tres rapidement avec les sourires, les mimiques amusantes et les gesticulations de mimes. En gros, on fait les clowns et on se comprend tres bien. Toutes les personnes que nous avons rencontrees jusqu'a present ont fait preuve d'une tres grande gentillesse. On nous salue tout le temps sur la route. On nous crie des "Hello", les gens rient et nous font bonjour de la main cent fois par jour du bord de la route, de leur scooter ou de leur voiture. La plupart des voitures que nous croisons ou qui nous depasse klaxsonne joyeusement, et souvent des petites mains s'agitent par la fenetre quand ce n'est par carrement la tete qui sort de la portiere affichant un sourire enorme.

Il y a quelques jours une vieille camionette conduite par deux petits vieux nous depasse tres lentement, en tournant la tete, on decouvre une vieille dame toute souriante qui nous fait des signes de la main. Nous lui rendons son geste et continuons la route. 1 km plus loin nous depassons cette meme camionette arretee sur le bord de la route. Ses occupants, la portiere entre-ouverte nous font de nouveau des coucous, alors coucou nous aussi. Ils nous redepassent et ce petit manege continue comme ca encore deux fois, finalement la camionette s'eloigne a l'horizon. 5km plus loin, voici le petit vieux sur le bord de la route qui nous fait de grands signes pour qu'on s'arrete. Arrives a sa hauteur, il nous tend deux petits sacs contenant 4 petits epis de mais tout chauds qu'il venait d'acheter chez un marchant ambulant. Voila, c'est ca la thailande. On a ete tellement surpris et touches qu'on a meme pas pense a prendre une photo d'eux, ce qui aurait permis en plus de leur faire comprendre que leur geste nous a fait vraiment tres plaisir.

Hier, sur une petite route de campagne alors qu'on s'etait arrete pour boire un peu, nous voyons un scooter arriver au loin. Arrive a notre hauteur, il s'arrete, regarde notre attirail en rigolant et en nous parlant a tout vitesse en thai. Apres quelques minutes de discussion mouvementee entrecoupee de rires (celui de Stephanie est particulierement communicatif chez les thais), il nous demande de le prendre en photo avec Arnaud a cote des velos. Un bon quart d'heure de rigolade avec un inconnu fort sympatique. C'est ca aussi la tahilande.

Aujourd'hui, a midi on s'arrete dans une gargotte super belle pour manger. On s'assied et un petit bonhomme sans age au sourire edente nous demande en thai ce que l'on veut prendre (on suppose que c'est ca du moins). On lui commande le seul truc qu'on sait dire en se faisant comprendre a tous les coups, soit un riz frit au porc. Il commence alors un long monologue (en thai bien sur) que nous interprettons par une proposition d'un autre plat special de son invention et qui nous regalera surement apres ce long trajet en velo tres penible. On dit ok un peu perplexe et il disparait. Ce qu'il nous ramene etait en effet surprenant et vraiment hyper bon. Des pates frites avec legumes, cacahuetes emiettees, sucre, un oeuf sur le dessus, quelques crevettes sechee, du porc, et d'autres ingredients aussi bon qu'inconnus de nous. Apres le repas il  vient vers nous, et se on se met a discuter cette langue etrange faite de mots anglais, thais, francais, et de beaucoup de gestes, de mimiques et de rires (celui de Stephanie a egalement cette faculte de durer tres longtemps et de rendre le contact bien plus facile alors, puisque du coup tout le monde fait pareil). Apres une bonne heure de discussion, nous lui proposons une photo devant son resto. La voici, c'est lui qui a choisi, il preferait celle avec Stephanie (Arnaud a eu droit au scooter, a chacun son moment de gloire). Et oui la thailande c'est comme ca.

Voila sinon dans le desordre , il y a aussi eu un policier qui nous a fait la circulation dans le rond point de Victory Monument lorsque nous sommes parti de VP Tower Bangkok. Le chauffeur de bus deja cite. Un petite femme de menage fort bavarde (en thais bien sur) et tres rigolotte dans une guest house (qui nous a fait notre lessive en prime. On l'a quand meme retribue, on est pas des sauvages). Un proprio de restaurant qui nous a fait un barbecue memorable (on a eu droit a une explication de comment ca marche une fois qu'il a vu qu'on mangeait les legumes crus, alors qu'ils devaient etre cuit, que nous faisions cramer les fruits de mer, au lieu de les cuire dans le bouillon, et que l'on mastiquait inutilement le bout de gras qui devait normalement servir a graisser la plaque). Un gerant d'un cafe internet parlant tres bien anglais (c'est aussi tres rare) qui nous a grave un CD gratos alors que normalement c'est interdit par la lois en Thailande. Une petite dame tenant un mini magazin devant sa maison et qui parlais un peu anglais, ce qui a vraiment facilite la fabrication de notre fanion suisse (voir l'album).

Bref, chaque jour nous amene son lot de surprises et de rencontres, chacune d'entre elles est une histoire a elle seule et chaque personnage un poeme en soit... pourvu que ca dure.

Par Arnaud - Publié dans : En Thaïlande
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Jeudi 25 mai 2006

Bon, on reprend calmement, cette fois-ci en mettant la ceinture et les bretelles (savegarde sur trois supports differents). Quoique... on est sur de rien, il y a deja eu une coupure de courant il y a 20 minutes a cause de l'orage... Donc voici le recit de notre periple de Bangkok jusqu'a Ta Phraya ou nous sommes aujourd'hui.

STOP!!!!Petit intermede
On laisse cette petite introduction qui n'est pourtant pas d'actualite. Euh oui, en fait apres la coupure de courant c'est le serveur du site qui n'a pas fonctionne. Donc le texte il etait tout bien RE-tape, mais on pouvait pas vous en faire profiter. Meuh non c'est pas vrai qu'on est maudit. QUelques fois le sort s'acharne un peu sur nous. Mais Bouddha a eu pitie de nous, la ca fait deux jours qu'on du beau temps pour pedaler... Enfin bref, on est donc plus a Ta Phraya mais 100km plus loin a Nang Rong. Voila comme ca on a une journee de plus a vous raconter et des photos supplementaires a mettre dans l'album...
Fin de l'intermede

Les semaines passees avec Seb et Caro a Bangkok etaient du pur bonheur. La ville n'a presque plus aucun secret pour nous, quoi qu'on sait toujours pas prendre le bus (y a pas de plan de bus, et tout est ecrit en thai. De plus deux bus avec le meme numero a differentes heures ne vont pas forcement au meme endroit) sauf quand on a du bol et qu'on veut aller dans la meme direction que la ou travaille Caroline, qui nous a drive une fois. Question transports publics' il y a eu le bus donc (num 59 et 77), le tuk tuk (c'est des malins, donc une fois ca suffit), le bateau freestyle super fin qui circule super vite dans les nombreux canaux (les controleurs ont des casques et pour passer sous les ponts il faut mettre la tete sous les genoux), le taxi (rose bonbon avec un spoiler enorme et des gentes 18 pouces),le car climatise (les toilettes c'est comme sur un chantier, sauf que c'est plus etroit, plus bas, et que ca bouge comme un shaker... je vouslaisse imaginer l'etat dans lequel on se trouve quand on y ressort), le bateau de pecheur reconverti en taxi (rien de special a part qu'a l'accostage, on traverse quatre bateaux pour enfin arrive sur le ponton), et finalement le minibus turbo sans assurance, pilote par des chauffeurs qui roulent comme des malades.

Et c'est d'ailleurs avec un de ces bus que nous sommes alle visiter une des anciennes capitales de la Thailande, Ayutthaya, le vendredi 12 mai alors que nos guides, accompagnes de Nicolas et Melanie, etaient en visite a Angkor. La ville compte pres de 400 temples que nous avons bien entendu tous visites, mais on en a photographie que cinq. Donc impressionnante journee et impressionnants monuments (dont certains sont en ruine mais pas moins beaux pour autant) qui n'ont rien a envier a nos grande cathedrales. Les photos de l'album parlent d'elles meme je crois. Ce dernier week-end a Bangkok nous a aussi permis de preparer le velos (montage et verifications de routine) ainsi que de decouvrir les derniers quartiers (les incontournables de Bangkok, dont l'incroyable Chinatown) avant de nous plonger dans un univers plus sauvage et moins bruyant (quoique certaines betes developpent un niveau sonore impressionant avec seulement deux petites pattes de 8 millimetres).

Le depart de Bangkok fut mouvemente. A 6h00 on quittait la chambre pour faire notre premier trajet en velo a travers la ville en pleine ebullition matinale. Des notre depart nous avons fait sensation, ca riait, ca criait "Hello!", ca klaxonnait joyeusement (on a surement du passer dans le journal). C'etait quand meme pas mal stressant, surtout les premieres minutes, parce qu'a Bangkok,la circulation est infernale et le code de la route n'existe pas sauf peut-etre celui du plus fort et du plus culotte. Mais finalement ca s'avere presque moins dangereux en velo parce que c'est apparemment les seuls vehicules qui ont droit a certains egards: voitures et scooters faisaient attention a nous et nous ont toujours laisse la priorite surtout quand on avait l'air un peu perdu. Apres quarante minutes on etait quand meme bien content d'arriver a bon port, c'est-a-dire la gare des bus. On avait difficilement pu reserver deux billets pour Chanthaburi le samedi precedent (imaginez: une employe qui parlait deux mots d'anglais et deux touristes qui ne savaient du thai pratiquement que "fried rice" et "pas epice").   Donc a 8h00 depart pour Chanthaburi au sud est de Bangkok a 4 heures de bus. Nous avons decider de nous eloigner de la megapole pour trouver des route un peu plus sures. Petite anecdote symathique, a notre arrive a la gare le chauffeur impressionne par le paquetage et surtout tres interesse par la remorque (qui fait l'unanimite en Thailande) nous a reserve un compartiment complet pour notre matos tout en s'agitant joyeusement autour de nous. Ca commencait franchement bien!

Arrive a Chanthaburi, nous avons trouve un petit hotel tout comfort pour 5CHF/nuit apres avoir une fois de plus attire l'attention de la population et provoquer des rires et des exclamations a tous les coins de rue (ca n'arrete pas je vous rassure, y'en a meme un qui s'est arrete pour qu'on le prenne en photo avec les velos aujourd'hui en pleine rase campagne). Nous sommes restes 4 jours complets dans cette ville pour visiter les nombreux sites touristiques environnants, mais aussi pour etudier le temps avec toute la precision suisse de scientifiques meticuleux. Et oui, ici la meteo est un sujet de master pour les plus erudits des sages zens bouddhistes.

Le temps, comment donc exliquer son fonctionnement... Tout d'abord, il faut preciser que nous sommes au debut de la saison des pluies. Dans cette derniere phrase, il y a "des pluies", et oui parce qu'il y en a plusieurs ici. Voici comment cela se presente: la nuit il pleut beacoup, du genre 100 litres au metre carre pendant 15 minutes toutes les 30 minutes (on s'en fout parce qu'on dort pas sous tente nous... clin d'oeil a Blaise et a Myriam qui se trouvent en Republique Tcheque). Le matin c'est une entre-deux phases compliquee qu'il faut bien minuter. Alors quand on veux sortir ca se passe generalement comme ca : "C'est bon il pleut plus, on peu y aller depeche-toi", "Ok j'arrive, je vais vite faire pipi avant", deux minutes plus tard "laisse tomber il recommence a flotter, on essaiera une sortie pendant la prochaine fenetre meteo". La fin de matinee et l'apres-midi, il fait generalement couvert et sec, sauf exception (il y a en moyenne 1.3 par apres-midi). Le soir c'est comme le matin "il ferme a quelle heure le resto?", "a 22h00", "alors il faut pas louper la prochaine fenetre meteo si on veux arriver avant 21h30 et sec, donc va vite faire pipi".
La vous pensez qu'on a tout le temps du temps pourri, mais on a quand meme pas mal d'eclaircies pendant qu'on pedale (des fois des averses quand meme), mais c'est pas plus mal comme ca, parce qu'au moins on brule pas sous le soleil a 40 degre (on a entre 25 et 30 tout le temps). La ca fait meme deux jours qu'il n'y a pas eu de pluie du tout. On va devoir revoir nos calculs...

A part l'exploration du ciel, nous avons fait 100km pour nous mettre en jambe. Une de nos excursions devait nous conduire a "une plage de sable fin ideale pour la relaxation et la meditation" (dixit le guide pour les touristes qu'on nous a donne a notre arrivee). Et bien, apres 35km de velo dans un paysage magnifique (on s'est perdu puis retrouve deux fois... satanees cartes thaies toutes fausses!), la plage de sable fin etait en fait a l'embouchure d'une riviere et decoree de multiples sacs de plastique et autres objets de cette matiere (et non, c'est pas biodegradable comme les tas de pelures de fruits qu'on recontre parfois sur le bas cote de la route), l'eau etait comme aux Moutiers (pour ceux qui connaissent... pas ce qui a de plus claire) et le sable (grossier) s'arretait rapidement pour laisser place a une vase (comme aux Moutiers) douteuse (pas comme aux Moutiers). Arnaud s'est baigne (assi sur le bord, parce que quand meme on avait pedale pour ca, tant pis pour les problemes de peau), et stephanie s'est doree la pilule sous un arbre tout rigolo dans un endroit propre (parce que pedale pour meme pas bronze un peu... faut pas deconner).

Allez, on vous raconte aussi la fois ou on a voulu aller visiter un parc naturel "une foret tropicale dont la vegetation unique fait de ce lieux un havre de paix ideale pour la relaxation et la meditation" (meme brochure). Depart sous un ciel couvert pendant un crenaux temps sec (normal) et apres que tout le monde aie fait vite pipi. Transport en pick-up modifie, surement pas aux normes de securite suisses, pour un voyage de 30 minutes vers les montagnes. Alors juste une precision, en anglais foret tropicale ca se dit rain forest ("pluie foret" mot pour mot). Le parc etait en effet superbe, la vegetation luxuriante, la faune tres riche (voir plus loin), mais question relaxation c'etait pas tellement ca. Il a commence a pleuvoir des cordes d'amarrage de paquebot trois minutes apres qu'on ait paye les 200 B chacun pour l'entree. Bien sur, on avait pas pris autre chose que l'appareil photo, une bouteille d'eau, l'ecran total et des casse-croutes... Apres 15 minutes, comme il pleuvait toujours (on s'est dit que s'etait peut etre un cas particulier dans notre etude de la meteo) on s'est dit que comme on avait paye, on allait aussi voir et profiter quand-meme, surtout qu'on est pas en sucre. On a donc commence a gravir la montagne, sous la pluie torrentielle, dans une foret dense comme fou mais de bonne humeur parce que c'etait joli. La bonne humeur en a pris un coup lorsqu'un certain monsieur trop grand se soit pris une enorme araignee multicolore dans les cheveux. Panique a bord, branle bas le combat "elle est ou elle est ou tu la vois?????!!!!!!", "Bouge pas je vois rien!", "ohhhhhhh noooooon!". C'est pas drole du tout, parce que c'est toujours le meme qui se rammasse les trucs dessus (surtout les insectes... beurk!). Bon, arme d'un baton qu'il fit bouger de haut en bas devant lui, le valeureux dadet continua sa route a travers cette jungle effroyable, serre de tres tres pres par la petite mauviette. La cascade qu'on voulait voir se trouvait a quelques kilometres, mais apres deux chutes, trois araignees et 2000 litres de flotte dans la culotte, on a decide de rebrousser chemin. On a quand meme fait une ou deux photos de la chute depuis plus bas, donc la ballade n'etait pas completement loupee. Depites, mais neanmoins fiers d'avoir survecu, nous sommes sortis du parc, trempe jusqu'a la moelle. Pour rentre, on s'est dit que le stop marcherait peut etre... et en fait ca marche meme bien mieux que chez nous, en 26 secondes 8 centiemes on avait trouve un taxi : un pick-up  plein d'eau et de pelures de fruits. Le trajet du retour fut froid et humide, a chaque coup de frein, on se retrouvait le derriere dans le mouillon. Mais ce fut agreable de se retrouver rapidement a l'hotel pour retrouver des habits secs apres une bonne douche... froide.

Apres ces quelques jours tranquilles d'immersion a Chanthaburi, ou on a d'ailleurs pas vu un seul occidental (Les thais pas souvent non plus apparemment), samedi 20 mai nous partions en velo pour la premiere journee de notre cyclo-voyage. Voici les differentes etapes jusqu'a ce jour. On a commence tranquille le chat:

Samedi 20 mai : 50 km, Chanthaburi - Pong Nam Ron
Dimanche 21 mai : 74 km, Pong Nam Ron - Wang Sombun
Lundi 22 mai : 71 km, Wang Sombun - Aranyaprathet (essayez de le prononcer a haute voix en vous pincant le nez)
Mardi 23 mai : tranquilles dans cette ville au nom imprononcable pour se reposer, regler quelques problemes techniques, et ecrire le blog... rien a dire sur ce dernier sujet, on en parle plus.
Mercredi 24 mai: 74 km, Aranyaprathet - Ta Phraya (ou nous avons donc passe un peu de temps devant l'ordi pour refaire le blog mais cf probleme de serveur expose plus haut)
jeudi 25 mai: 100 km, Ta Phraya - Nang Rong (mal aux fesses, mais une bonne glace au choc nous a vite fait oublie nos douleurs)

Quelques anecdotes bien juteuses de ces derniers jours? Allez, on vous dit tout:

Les chiens: la race canine doit etre genetiquement predestinee a courir apres les velos en gueulant comme des dingues. Eh oui, ici aussi ils font ca, et c'est relativement stressant au debut. Le premier contact avec ces betes idiotes a ete assez marrant... enfin, tout depend de quel point de vue. Arnaud vous raconte le sien: a l'entree du village, un groupe de chiens se repose sous le porche d'une maison. Ils me voient, reflechissent tres lentement a quel type de vehicule je puis bien apartenir, et au moment ou ils se rendent compte que je fais partie de la categorie de ceux qui ont les mollets a l'air, ils sautent sur leurs pattes et commencent a courrir comme des cons en gueulant pareil. Malheureusement pour eux, je suis deja loin et hors d'atteinte. Mais voici qu'a leur grand etonnement, un deuxieme de ces vehicules aux mollets bien appetissants vient dans leur direction. Continuant donc simplement sur leur lancee, ils harcelent la deuxieme pauvre petite cycliste qui d'un seul coup, ratrappe les 500 metres de retard qu'elle avait accumule sur 40km pour se coller a ma remorque. Voici, a peu de choses pres, ce que j'entends alors "ouah ouah ouah... ARNAUUUUUUUUUUUUD". Assez drole finalement. De mon point de vue donc...
Pas de morcure pour l'instant, mais nous deplorons un accident de poupee. En effet hier matin, un de ces molosses nous a arrache Bof (une poupee de chiffon represantant Arnaud) que Sebastien et Caroline nous avaient offert pour Noel, et que nous avions accrochees aux saccoches de Stephanie en guise de protection contre les mauvais esprits. N'ecoutant que notre courage, nous avons ete la recuperer, elle gisait lamentablement sur la route le chien l'ayant heureusement abandonnee, avec une trace de croc dans l'aine gauche (Arnaud espere ne pas avoir de probleme d'apendicite apres ca...).

Les chutes : il y en a eu deux. Une c'est Stephanie toute seule (depuis je me mefie des petits rebords). La deuxieme c'est Stephanie (qui regardait le beau paysage) dans Arnaud qui voulait prendre une photo du meme beau paysage (je me suis peut-etre arrete un peu brusquement je l'avoue). Resultat des courses, le casque ne fut pas de trop, le baume du tigre non plus, mais rien de grave du tout, juste un porte bagage un peu tordu, vite repare. Et une bonne "explication" sur les responsabilites respectives de chacun: Arnaud a ete (bien entendu... sale tronche ces Belaz) declare perdant et l'usage des sonnettes pour communiquer a ete adoptee... :-)

Les crevaisons : deux pour l'instant, dont une reparee avec l'aide d'un petit vieux thai tout rigolo qui nous a entre autres offert plein de fruits (du genre plein comme 2 kilos de bananes et d'autres fruits non-identifies pas forcement tres bons d'ailleurs). Nous lui avons donc offert a notre tour une petite carte postale de suisse avec un mot gentil dessus. Celui-ci trop content nous a rajoute quelques fruits et nous a remercie tres chaleureusement en me (Arnaud) frappant tres fort du plat de la main sur le bras ("ca doit etre une coutume locale" me suis-je dit en me mordant les levres et en continuant a sourire).

C'est tout pour les histoires croustillantes, enfin pour le moment... le reste du temps il nous arrive pas trop de trucs flippant, mais que du vrai bonheur a l'etat pur, donc bien moins drole a raconter. Decrire les paysages magnifiques que l'on traverse c'est un peu difficile voire meme carrement ennuyeux, il vaut mieux aller voir les photos. Et pour ce qui est des gens que nous rencontrons en chemin, on leur a consacre un article rien qu'a eux... (article "les rencontres")

Par Arnaud - Publié dans : En Thaïlande
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Mardi 23 mai 2006

5 heures passe devant un ecran a ecrire un article super long avec photos et tout... et plus rien en deux secondes. Desole je suis trop enerve pour tout refaire... plus tard quand je serais calme peut etre

Arnaud

Par Arnaud - Publié dans : En Thaïlande
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Jeudi 11 mai 2006

14 mai, Bangkok: C'est bon ca marche pour les photos, voir l'album photos a gauche.

16 mai, Chantaburi: Rien de mieux a faire pendant que madame fini d'ecrire a son fan-club, alors je paufine la mise en page... bon t'as bientot fini la parce que j'ai faim!

Petit avertissement de premiere seconde: ya pas d-accent ni d'autres signes speciaux propre a notre language, donc a vous de completer pour comprendre comme il faut.  Voila, ceci etant dit, commencons...

Voila maintenant 10 jours que nous sommes arrive a bangkok, alors ptit topo pour grands voyageurs dans ce pays peuple de gens de petite taille... enfin... la difference n'est pas aussi marquee pour tout le monde ;-)

Decolage lundi soir de Geneve, temperature 17 degres, aterrissage a Bangkok mardi apres-midi, temperature 35 degres... welcome in the Asian oven. Un t-shirt par jour c'est la moyenne, mais comme un t-shirt c'est 3 CHF,  ca va. Sinon c'est comme au Maroc, on boit 4 litres de flotte par jours sans jamais aller aux toilettes, en fait on en retrouve une grande partie dans le t'shirt a usage unique. Le reste contribue a maintenir le taux d-humidite ambiant a 70% 

La ville est surprenante. Comme c'est hyper etendu et surtout a cause de la temperature, on prend souvent le taxi (2 CHF en moyenne pour faire 5 km). Il y a des petits marchands partout dans les rues. Alors vous avez les petits chariots remplis de glace pilee qui vendent des annanas et de la pasteque fraiche (1 CHF les trois). Des petits chariots avec de la glace pilee qui vendent des boissons (0.5CHF le coca). Des petits chariots avec de la glace pilee qui vendent de la glace pas pilee. Voila pour la chaine du froid, sinon pour la chaine du chaud il y a autant de different petits chariots avec du charbon de bois qui vendent des brochettes de viandes, des eminces de toutes sortes avec riz ou nouilles ou des legumes. Ca c-est pour la nourriture identifiee, sinon il y a beaucoup de trucs non-identifies un peu louche, comme par exemple des petits chariots remplis de poissons seches au soleil pendu a des cordes a linge comme des chausettes, et des paniers remplis de sortes de vieilles crevettes sechees (que les locaux mettent dans l-annanas avec du sel et du piment entre autre). A part la bouffe il y a des centaines de vendeurs de tout sortes qui vendent n-importe quoi allant du t-shirt adidas au sac guchi en passant par les sandales, les coques de portables, les portes-cles roses et bleu ciel, les soutiens-gorges rembourres... etc. Les gens font autant leur courses dans la rue que dans les magasins.

Bon alors qu'est ce qu'on a fait. Et bien mardi, mercredi balades tranquilles, decouvertes de la villes. mais pas de folie, on s'est pas trop eloigne du metro aerien (tres facile d'utilisation), le taxi c'est encore un peut trop complique pour nous, surtout qu-ils parlent pas anglais. Le soir piscine a l'hotel et bon resto plus coctails. Jeudi on a fait des folies. On a pris un tuk tuk qui nous tenait la jambe depuis dix minutes. Comme il nous proposait une balade  a 0.3 CHF pour une heure on est monte... grosse erreur, il nous a amene chez un tailleur indien, puis chez un bijoutier chinois, avant de nous larguer chez un de ses potes pour une balade en bateau. Chez le tailleur et le bijoutier on a fait semblant d'etre interesse et on parti avec la carte de visite, mais le bateau il avait pas de carte de visite. Donc on a fait un joli tour de 1h30 dans les cannaux de bagkok pour deux fois le prix normal (30CHF), mais en meme temps c'etait a faire de toute facon, donc comme ca on s'en souviendra d'autant mieux.  Ensuite visite du musee national en vitesse (un peu chaud, et puis bon les musees d'histoire moi...) et finalement on a ete voir le boudha de Caroline (la copine de Sebastien qui fait son stage de restauration d-art au musee). Le soir bon resto, coctail. Vendredi, depart en bus (1 heure de retard) pour l'ile de ko samet au sud de Bangkok avec Sebastien, Caro, Nicolas et Melanie (mon cousin et sa copine en vacances pour trois semaines et de passage a bangkok pour quelques jours). Apres quatre heures de voyage et une panne de bus au milieu, plus 12 heure de bateau, on arrive sur l'ile. C'est une reserve naturelle, donc pas de route goudronee et pas de gros complexe en beton, donc pas plein de touristes bedonnants avec leur thai de 15 ans qui boivent des biere sur la plage. On avait reserve (avec 5 confirmations prealables qu'on venait vraiment et qu'il fallait pas donner les chambres a d'autres personnes. C-etait un w'e prolonge, donc over-plein) dans un petit village tout au sud de l'ile. Pour s'y rendre: deux par scooter avec un gros sac a dos sur un chemin tout pouri plein de trous avec des jeeps bourees de monde qui passe comme des malades a cote. Epique surtout que c-etait la premiere fois que je conduisais une mobilette. Bref le week-end s'est deroule comme ca: matin petit dej copieux, plage, diner copieux, balade, plage, souper copieux, coctails (plusieurs parce que c'est tres bon les coctails), dodo, et on recommence. Pour les aventures il y a eut une chute en scooter dans une descente vertigineuse pleine de trous (faut pas freiner trop avec le frein avant... maintenant je sais ), un geko dans la chambre qui crie toute la nuit, un reveil memorable en pleine nuit avec un caffard degeulasse de 6cm de long sur ma main et a quelques cm de mon visage (pas reussi a le tuer il s-est enfuis trop vite), puis deux heures plus tard le meme caffard me grimpe sur le ventre ( cette fois-ci il a fini sous ma chaussure apres qu'on ait demenager toute la chambre pour le retrouver), apres discution avec la location des scooter pour dire que c-est pas nous qu'on a raille la carrosserie (grace a la tchache de Seb on est parti sans rien payer en plus), finalement j'ai appris qu-il ne fallait pas commander la bouffe sans Sebastien, on s'est retrouve avec trois assiettes de fruits de mer trop louches qui gogeaient dans une espece de soupe de slime ignoble dont l'aspect rebutant egalait le gout degeulasse (une experience traumatisante, j'ai mange au burger king le jour suivant, et j'ai plus jamais rein commande tout seul). Lundi, mardi, mercredi visite des incontournables de Bangkok (temples, palais, bouddha couche, palais en teck... zoo). Je passe sur le zoo qui fut, comme la soupe de slime aux fruits de mer, une experience traumatisante. Je dirais simplement que les organisations protectrices des animaux ne doivent pas etre au top 50 des plus influants du pays.

Ce matin Seb Caro Nico et Melanie sont parti pour les temples de Angkor au Cambodge. Nons on y  passera en velo donc on va rester la tout seul ce w-e. Cet apres-midi c'est chinatown et ce soir on comande nous meme la bouffe... j'ai peur.

Voila, la prochaine etape sera le cambodge. On part mardi en velo pour la frontiere et la ville de Poipet. ce w-e on va encore faire plusieurs visites dans bangkok et environs (maintenant on prend le taxi et le bus et tout, comme des pros), ainsi que la preparation des velos et de l-itineraire.

 voici une photo de bangkok. Pour l-instant c'est la seule, parce qu'il y a des problemes avec les autres... a resoudre plus tard

Par Arnaud - Publié dans : En Thaïlande
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